LA FRONTIÈRE DE LA SARRE a.
sous. de Perl, sur la rive droite de la Moselle, dans
la langue de terre qui s’avance entre cette rivière
et la Sarre. La frontière coupait désormais cet intervalle
triangulaire à sa base.
30 En 1778, une convention avec l’Électeur de
Trèves met fin au singulier régime de souveraineté
commune auquel était soumis le pays de Merzig,
dans la plaine en aval de Sarrelouis. Il fut décidé
que toute la partie située sur la rive gauche appartiendrait
en toute souveraineté à la France, et la
partie située sur la rive droite à l'Électeur, « de
manière que la Sarre formera désormais, dans ces
districts, une limite naturelle entre ces deux dominations
» (art. 3).
40 En 1781, convention avec la seigneurie de
Bliescastel (appartenant aux comtes de la Leyen) :
pour mettre fin à de séculaires contestations entre
cette seigneurie et la Lorraine, il est convenu que la
rive gauche de la Sarre depuis Wolferding (en aval
de Sarreguemines) jusqu’à Rœlgingen (Ruhlingen)
appartiendra à la France, moyennant l'abandon de
Klein-Bittersdorf et Auersmacher, sur la rive droite.
50 Enfin, par une série de tractations (1778, 1782,
1786) avec le duc de Deux-Ponts, ce prince besogneux
avait été mis en possession de la partie inférieure,
dite Bas-Office, du bailliage de Schaumbourg.
Le royaume renonçait d’un trait de plume à une
très ancienne dépendance lorraine, sans autre corr-