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LA FRONTIÈRE DE LA SARRE
cher et d’en combiner les excroissances et les enclaves.
Une série de conventions ou de traités, dont
nous devons citer les principaux, montre la continuité
de vues qui présida à ce dessein. Si l’on remarque,
en effet, à combien de complications douanières
et de difficultés de toutes sortes donnait lieu
cet enchevêtrement de territoires français en pays
d’Empire et de seigneuries d’Empire en territoire
français, on comprend l’importance qu’attachèrent
à l’élimination de ces irrégularités des ministres
tels que Choiseul et Vergennes.
10 Dès 1766, une convention signée avec le prince
de Nassau-Sarrebruck attribuait à la France Wadgasse,
Hostenbach et quelques autres localités situées
sur la rive gauche de la Sarre, en amont et
près de Sarrelouis, en échange de Puttelange-Créange,
dépendance des Trois-Évêchés enclavée, au
Nord de la Sarre, dans les territoires du prince.
20 En 1769, convention avec l’impératrice Marie-Thérèse
concernant le règlement de frontière :
« l'intention des Hautes Parties contractantes
étant, dit le préambule, de ne laisser subsister aucun
enclavement dans leurs possessions respectives,
depuis la Moselle jusqu’à la mer ». Nous n’avons ici
à extraire de ces stipulations, concernant les Pays-Bas
et le Luxembourg, que la clause (art. 17) par
laquelle « le Roi Très-Chrétien » renonce à ses
droits et possessions sur les localités situées au-des-