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LA FRONTIÈRE DE LA SARRE
lorrain d’Allemagne, mais des territoires prélevés
sur les diverses souverainetés d’Empire jusqu’à
Trarbach-sur-Moselle, à mi-chemin de Trèves à
Coblence.
Par le traité de Ryswick (1697), on renonça à la
plupart de ces annexions et l’on restitua la Lorraine
à son duc. Sarrelouis, siège d’un subdélégué dépendant
de l’intendant de Metz, vit la juridiction de
son bailliage notablement réduite, mais continuant
néanmoins à s’étendre aux prévôtés de Sarrebourg
et de Phalsbourg. Cette place forte française, implantée
en plein territoire lorrain, fut comme le
signe de l’union prochaine. Le caractère éminemment
français s’y accentua par le rappel et la concentration
dans ses murs de quelques-unes des colonies
que, dans ses tentatives d'expansion récente,
la France avait semées en avant-postes. C’est ainsi
que, le traité de Ryswick ayant stipulé l’évacuation
de la forteresse de Mont-Royal, fondée sur la Moselle
en face de Trarbarch, en aval de Trèves, fonctionnaires
et habitants en furent transférés avec les
archives à Sarrelouis. Cependant, par suite de la
restitution des territoires appartenant au duc de
Lorraine, la ville était à l’étroit. Elle ne disposait
pas d’un espace suffisant pour les besoins de sa
garnison : une convention, signée en janvier 1718
avec le duc Léopold, nous assura, moyennant dédommagement,
la possession de la banlieue néces-