Full text : Le Bassin de la Sarre

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LA FRONTIÈRE DE LA SARRE

teaux calcaires apparaît vers l’Ouest, encadrant
d’une hauteur de plus de 100 m. une «plaine fertile
et riche en prairies », comme la désigne un vieux
géographe 1. La Sarre s’y étale et s’y ramifie. Sarrelouis
 et Beaumarais bordent une des boucles qu’elle
 dessine. Au point où les coteaux se rapprochent
de la rivière, le promontoire de Limberg abrite la
vieille ville forte de Vaudrevange (Wallerfangen),
site déjà reconnu et utilisé avant l’époque romaine 2.
La vallée se resserre et s’élargit tour à tour entre
les coteaux calcaires. Mais, à 4 km. de Merzig, vers
Besseringen, le pays redevient forestier, et la scène
change : la Sarre s’enfonce dans le massif schisteux
qui prolonge transversalement jusqu’au delà du
Rhin celui de l’Ardenne. Au moment d’entrer dans
le couloir étroit où elle achève son cours, elle n’est
séparée de la Moselle que par un intervalle d’une
vingtaine de kilomètres, d’accès facile, sillonné de
routes. Mais elle s’encaisse alors et s’isole entre des
escarpements boisés. Il n’y a plus place entre eux
que pour le lit irrégulier de la rivière et les tunnels
qui en coupent les sinuosités. Au-dessus de la première
 des boucles accentuées qu’elle décrit s’élevait,

1. Abbé pe LoncuknuE, Description historique et géographique
 de la France ancienne et moderne (1722, 2° partie,
B, p. 152).
2, On y a découvert, en 1850, une précieuse série d’objets
 en bronze.
            
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