LES CLAUSES DU TRAITÉ DE VERSAILLES 11
lors des fêtes célébrées pour le deuxième centenaire
de la fondation de la ville ? N’a-t-elle pas vu comment
nos troupes y ont été accueillies, et se peut-il
qu’elle n’ait rien su des démarches spontanées et
touchantes de ses véritables représentants ? Quant
à Sarrebruck, avant la Révolution, c’était la très
petite capitale de princes qui vivaient le plus souvent
à Paris, tout à la dévotion de la France et qui
lui fournissaient des troupes.
Sarrelouis et Sarrebruck avaient été laissés à la
France lors du premier traité de Paris en 1814.
Malgré la promesse formelle donnée à Louis XVIII,
après le retour de Napoléon de l’île d’Elbe, que ce
traité serait respecté, tout le territoire de la Sarre
nous fut enlevé en 1815, par le second traité de
Paris. Dans l'intervalle, la Prusse avait été installée
par le Congrès de Vienne sur notre frontière
pour y monter la garde. Elle n’avait jamais eu
aucun droit sur ce pays et l’on ne s’inquiéta guère
alors des intérêts et des désirs de ses habitants. Il
sera bien permis de dire que cela ne lui constitue
pas un titre de possession et qu’en donnant à ces
populations le temps et le droit de se prononcer
librement, on ne fait que se conformer aux principes
qui ont inspiré la paix de Versailles.
Le territoire de la Sarre, tel qu’il est défini par
le traité, comprend la région où se trouvent les