Full text: Histoire abrégée de Sarrebrück et de ses mines

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chercheraient, malgré tout, à se reconstituer. Elles auront 
besoin d’un nouveau matériel; qui le leur vendra ? L’AI- 
lemagne! C’est le voleur qui sera, par la force des choses, 
appelé à vendre un outillage neuf, pour remplacer celui 
qu’il aura volé et qu’il continuera à utiliser chez lui, à 
son profit ! Lisez : 
« L'industrie française, dit le Rapport allemand, sera 
réduite à se procurer des machines allemandes et à 
recourir aux usines allemandes pour sa remise en acti- 
vité. Un débouché important sera ainsi ouvert aux fabri 
ques allemandes de machines pour la réinstallation des 
établissements de teinture, de blanchiment et d’apprêt… 
L'industrie allemande de construction de machines 
doit trouver, en ce domaine, après la guerre, une bonne 
occasion d’écouler ses produits. 
« D'autre part, avec des efforts appropriés, l’Allema- 
gne doit réussir à s'emparer des quelques marchés exté- 
rieurs français, notamment la Turquie et les pays balka- 
niques; le long chômage des fabriques françaises et l’im- 
possibilité où elles se trouveront de fabriquer et d’ex- 
porter aussitôt après la guerre, y contribueront.… » 
Et ce monstruweux programme officiel fut adressé à 
toutes les Chambres de Commerce, à tous les industriels 
de l’Allemagne. Voilà l’entreprise de brigandage qui a 
été perpétrée dans cinq de nos départements et à laquelle 
ont coopéré de leurs mains les grands industriels de 
Sarrebrück. 
Oui ! parmi les nombreux agents et ingénieurs tech. 
niciens que le gouvernemient allemand chargea du « pil- 
lage » des usines françaises figuraient, notamment un 
Bôcking et un Roechling, celui-ci chef des usines de 
Vôlkling. Bien mieux, on a retrouvé chez ces poten- 
tats de la Sarre, qui ont décidément la vilenie héré- 
ditaire, comme une tare de famille, le matériel français 
déjà réinstallé dans leurs chantiers. On en a retrouvé 
à Vôlkling, chez les Rôchling. L’un des Gebrüder 
Rôchling a été arrêté par les gendarmes Américains et 
condamné comme voleur; l’autre a pris la fuite. 
Chez les Stumm, à Neunkirch, raconte M. l’ingénieur 
G. Bahin, dans l’/7/ustration (8 mars 1919), « l’une des
	        
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