Metz, jusqu’au Luxembourg. Ses grands centres sont
Briey, Thionville et Longwy. Le secteur de Thionville
nous fut pris par le traité de Francfort, en 1871.
C’est là, dañs le bassin ferrugineux de Thionville
incorporé à la Prusse et complément indispensable du
bassin houiller de Sarrebrück, que l’empire allemand a
trouvé la source essentielle de sa puissance économique
et de sa force militaire.
La politique de l’Allemagne pangermaniste d’avant la
guerre avait un double point d’appui, d’une part, la
production en houille de ses mines de la Sarre, de la
Westphalie, de la Silésie et, d'autre part, la production
en minerai de fer du bassin de Thionville.
Donc, si l’on veut éviter que, par la force des choses,
l'Allemagne ne soit prise, dans l’avenir, de la même
frénésie de domination, et la France mise dans le même
dangereux état d’infériorité économique, il est indispensable
que de plus justes proportions soient établies dans
la possession des mines de houille : ceci est l’évidence
même; nulle argutie ne saurait prévaloir contre elle.
C’est à la France, avertie et victorieuse, de prendre,
dans le traité de paix imposé à l’Allemagne, toutes les
garanties territoriales nécessaires pour mettre à jamais
son agresseur séculaire dans l'impossibilité d’avoir les
moyens de recommencer sa monstrueuse tentative d’hégémonie
mondiale. Crions-le sur les toits ! Insistons sur
ce point essentiel, irréductible : « Ce ne sont pas seulement
une occupation militaire, si longue qu’on la
décrète, ni des indemnités financières, si dures qu’on les
exige, ni d’avantageuses combinaisons de commerce et
de douanes, ni des livraisons gratuites de charbon :
non ! toutes ces choses ne sont que palliatifs; seules, d'es
raranties territoriales ayant un caractère de pérenmité
sont capables de protéger efficacement notre France
pacifique contre un retour offensif des barbares, et conséquemment,
d’assurer la paix du monde. Prenons à
notre compte ce que disait, l’année dernière, Lloyd
George, dans l’un de ses discours : « Nous devons mettre
un terme à cet état de choses maintenant et pour tou-