Full text : Histoire abrégée de Sarrebrück et de ses mines

C’est ce cousinage ethnique et cette identité de tournure
 d’esprit et de raisonnement qui,‘au fond, donnent
la clef de l’accueil si spontané fait en pays rhénan à la
Révolution et à Napoléon, let de la merveilleuse et complète
 adaptation de la mentalité et des mœurs des habitants
 de cette contrée à notre législation et à nos mœurs.
Le code Napoléon resta appliqué dans la Province rhénane,
 même sous le régime prussien, jusqu’en 1900.
Bien que Sarrebrück dut prendre plus rapidement que
Sarrelouis, son parti de la domination prussienne.
longtemps ses habitants ne négligèrent aucune occasion
de manifester leurs sentiments de sympathie pour les
Français. Les vieux soldats y fêtaient, chaque annés,
les anniversaires napoléoniens. En septembre 1857, l’empereur
 Napoléon III, revenant d'Allemagne, fut acclamé
à Sarrebrück par la population.
Un voyageur français qui, en 1865, était parti de Metz
pour aller visiter les bords du Rhin, raconte qu’à la
gare mixte de Forbach, il fut tout de snite frappé de
l'attitude rogue et désagréable des fonctionnaires prussiens
 de la frontière; il alla coucher à Sarrebrück, et là,
au contraire, il ne fut pas peu surpris de-trouver chez
les habitants, le culte des souvenirs napoléoniens : « Les
murs de ma chambre, écrit-il, m’offraient une galerie
de compatriotes et non des moins illustres. Napoléon
et ses douze maréchaux, montés sur des chevaux fabuleux,
 des chevaux de ballade allemande, cfflanqués et
frénétiques. Le vestibule, le salon, l’escalier contenaient
la suite de cette postérité de braves ».”
À la veille de la guerre de 1866, un rapport du Préfet
de la Moselle fait connaître que la masse de la population
 de Sarrebrück et des environs « fait des vœux
pour que les événements ou les négociations permettent
la reprise ou la restitution du territoire perdu ».
Chaque fois qu’un Français de Sarreguemines, de
Boulay ou de Sarrebourg, franchissant Ja frontière
entrait en conversation avec les gens de Sarrebrück on
de Sarrelouis, il sentait les cœurs battre à l’unisson du
sien et s’établir, dans une poignée de main discrète, un
courant d’attraction et de sympathie; l’indigène éprou-
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.