”
Jus
quelque trésor qu’ib me trouve point, et sen retournant
sans cacher sa déconvenue, Il fut guidé dans cette perquisition
par un traître, employé subalterne, contre
lequel Beaunier dut sévir, dès que la paix qui laissait
Sarrebrück à la France fut signée.
Quant à Bôcking, qui s'était montré, naguère encore,
sil chaud partisan de la France, sa volte-face politique,
si brusque en apparence, et le rôle qu’il joua auprès de
Grüner et des chefs militaires prussiens qu’il renseignaït,
indignèrent si fort la population sarrebrückoise,
qu’il ne put garder les fonctions de bourgmestre que lui
avaient values son « patriotisme ». Au bout de cinq
semaines il démissionna, prétextant, lui qui s’oceupait
si activement de propagande prussienne, qu’il voulait
se consacrer exclusivement à la gestiorm des affairés de
son beau-père. Il était resté bourgmestre du 6 avril au
19 mai.
Mais les motifs réels de-sa démission étaient tout
autres. Les événements n’avaient pas réalisé ses espérances.
Loin de là! L'opinion publique à Sarrebrüeck
était tout entière contre lui. L'idée de donner cette
ville à la Prusse ne trouvait crédit auprès de personne
et l’on savait déjà que le traité que les Alliés s'apprêtalent
à signer laisserait Sarrebrück et toute la région
de la Sarre à la France.
L'article II du traité de Paris, du 30 mai 1814, contient,
en effet, les stipulations suivantes
« Le Royaume de France conserve l'intégrité de ses
limites telles qu’elles existaient à l’époque du 1 janvier
1799.
« 4° Dans le département de la Sarre, les cantons de
Sarrebrück et d’Arneval (Saint-Arnual) resteront à la
France, ainsi qu’une partie de celui de Lebach:
« 5° La forteresse de Landau ayant formé, avant l’année
1792, un point isolé dans l’Allemagne, la France
conserve, au delà de ses frontières, une partie des déparz
tements du Mont-Tonnerre et du Bas-Rhin, pour joindre
la forteresse de Landau et son rayon au reste du
royaume. »