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commerce de Trèves; Charles Wagner et Hæfner, tous
deux faits prisonniers à la bataille de Leipzig; Georges
Bruch, blessé à Leipzig.
Au lendemain du désastre de Leipzig, le 21 octo
bre 1813, la ville de Sarrebrück,.plus noble que les princes
féodaux asservis de la rive droite du Rhin qui
firent défection sur le champ «de bataille, crut
de son «devoir de protester avec plus d'énergie
que jamais, de sa fidélité à l'Empereur. Elle fit parvenir
par son Conseil municipal à l’impératrice Marie-Louise,
l’adresse suivante :
« Le Conseil municipal de la ville de Sarrebrück, pénétré
des paroles touchantes et mémorables de Sa Majesté
l’Impératride Reine et Régente, s’empresse de déposer
aux pieds de son trône l’assurance que sa voix a porté
dans les âmes de ses fidèles sujets de la Sarre la plus vive
émotion, et les a disposés à tous les sacrifices que la
gloire de sa Couronne doit attendre de leur amour et de
leur inaltérable fidélité. »
Cette adresse fut signée par l’unanimité des membres
du Conseil municipal et par ceux des localités voisines.
Napoléon passa pour la dernière fois à Sarrebrück, le
8 novembre 1813, rentrant en France.
$ III. — Le traité de Paris du 30 mai 1814.
Vers la fin de l’année 1813, les Coalisés contre la
France, renouvelant les propositions qu’ils avaient faites
à Napoléon, à Dresde, quelques mois auparavant, déclaräient
que leur but de guerre était de « renfermer la
France dans ses limites naturelles, les Pyrénées, les
Alpes et le Rhin n. Ils protestèrent, en outre, dans un
manifeste solennel adressé à la Nation française, qu’ils
ne faisaient point la guerre à la France, mais à un
homme dont l’ambition démesurée avait fait le malheur
de l’Europe, -à l’empereur Napoléon.
Cette déclaration hypocrite et perfide, qui respectait
implicitement nos frontières, n’avait qu’un but : séparer
- cause de Napoléon de celle de la Nation. La France,
[29 par vingt-cinq ans de guerres et de révolutions
vit pas le piège qui lui était tendu.