Full text : Histoire abrégée de Sarrebrück et de ses mines

après Friedland et la paix de Tilsit, Il passa, dans toute
sa gloire, sous des arcs de triomphe et les rafales des
acclamations frénétiques de la foule, Il fit restaurer l’ancien
 château; on apposa sur la façade l'inscription suivante
 : « Palais des anciens princes de Nassau, dévasté
par la guerre et restauré par Napoléon 1°, empereur des
Français ». Des familles de marchands et d’industriels,
les Rôchling, les Stumm, les Vopélius, les Kraemer, les
Bruck, les Schmidtborn, les Korn, tinrent à honneur
d’exercer des fonctions municipales; ces commerçants et
industriels développèrent leurs entreprises qui furent
protégées et encouragées par l’administration impériale.
Le 24 septembre 1808, Napoléon traversa Sarrebrück
avec son escorte de princes, de maréchaux et d’ambassadeurs,
 se rendant à Erfurt où il allait tenir une « cour
de rois ».
Le 9 juin 1811, Sarrebrück célébra la naissance du Roi
de Rome avec une magnificence extraordinaire.
Le 11 mai 1812, Napoléon allant à Dresde, s’arrêta à
Sarrebrück pour s’ocouper de la question des mines.
Le 17 décembre 1812, revenant de Moscou, Napoléon
sraversa Sarrebrück, cette fois incognito, pour gagner
Paris au plus vite.
Le 16 avril 1813, passage de l’Empereur allant en Allemagne,
 pour sa campagne de Saxe. Le 25 juillet de la
même année, Sarrebrück eut la visite officielle de l’impératrice
 Marie-Louise.
Une garde d’honneur de l’Empereur avait été créée
par un décret du 5 avril précédent; elle se composait de
10.000 cavaliers choisis parmi les fils de familles distinguées
 de la bourgeoisie. Plusieurs Sarrebrückois s’engagèrent
 comme volontaires dans cette troupe d’élite que
l’auteur allemand de nos jours, auquel nous empruntons
ces détails, appelle spirituellement « la. Garde de
malheur » (Ungliicksgarde). Parmi ces jeunes gens il y
avait : Frédéric Firmond qui mourut en 1865; Schmidt
born qui fut blessé et fait prisonnier par un cosaque,
auprès de Mayence, en 1814; il devint bourgmestre- de
Sarrebrück, de 1862 à 1871: Lautz, blessé au siège de
Mayence en 1814, plus tard président de la Chambre de
            
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