des mines qu’il trouve dans le développement de leur
exploitation un moyen de remplacer le marché anglais
fermé par le blocus continental. En 1812, Montalivet lui
signale « les dépenses considérables que le Gouvernement
a faites dans les mines de Sarrebrück où il a exécuté des
travaux d’art qui, non seulement ont facilité l’exploitation
jusqu’à ce jour, mais qui seront encore longtemp3
utiles aux concessionnaires à venir ».
À ce moment déjà, les mines len exploitation concedées
& des particuliers, fournissaient 1.500.000 quintaux
de houille, au lieu de 550.000 quintaux en l’an FIL. Ce
n'est pas tout. Napoléon voulut se rendre compte personnellement
et sur place du travail de ses ingénieurs.
« Le 11 mai 1812, raconte M. F. Engerand, l’Empereur
passant par Sarrebrück pour rejoindre son armée qui
partait pour la Russie, convoqua les ingénieurs à l’Hôtel
du Rhin; il se fit montrer les plans exécutés, discuta sur
la façon dont il conviendrait d’exploiter le bassin, par
entreprises fiscales ou concessions privées, et il pressa
son administration de faire aboutir cette affaire. Le
Conseil d’Etat et le Conseil des Mines se mirent aussitôt
à l’étude et, en ce même mois de mai 1812, le Rapport
et le Projet de Décret étaient prêts pour la signature
impériale » (1). Avant la guerre, dans cette Hôtel du
Rhin (Rheinischer Hof) de Sarrebrück, on montrait
encore, non. sans orgueil, la chambre de Napoléon et la
table sur laquelle avaient été étalés sous ses yeux les
plans de prospection du bassin minier de la Sarre.
Seuls, les désastres de la campagne de Russie vinrent
arrêter les projets français d’exploitation au moment
où, après douze années d’efforts persévérants, tous les
matériaux étaient, pour ainsi dire, à pied-d’œuvre.
Napoléon séjourna plusieurs fois à Sarrebrück.
La première fois, ce fut le 27 septembre 1806, avant
Iéna; il déjeuna à l’Hôtel du Cerf, puis se dirigea sur
Mayence, précédant son armée. La seconde fois, ce fut
le 25 juillet 1807, à son retour d’Allemagne, six semaines
(1) F. Encenane., Les Frontières lorraines. p. BÂ
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