Full text : Histoire abrégée de Sarrebrück et de ses mines

ce mniracle et, après la bataille de Tolbiac (Zulpich) en
495, le baptême de (Clovis, à Reims, par l’évêque saint
Remi, lui donna une consécration solennelle. Le legnum
Francorum de Clovis comprit toute la Gaule, depuis les
bouches du Rhin jusqu'aux Pyrénées. La Monarchie
française jusqu’à la Révolution se considéra toujours
comme l'héritière directe du fegnum Francorum de
Clovis : de là, ses légitimes revendications du pays rhénan,
 foncièrement hostile à la Germanie, toujours
menacé par elle de nouvelles invasions et d’incessants
ravages.
Dans les partages si souvent modifiés de la monarchie
franque sous les successeurs de Clovis, Sarrebrück et
toute la région de la Sarre ne cessèrent jamais de faire
partie du royaume d’Austrasie, la France de l’Est,
dont la capitale était Metz. Saint Arnoul (Arnulfus),
évêque de Metz, l'ancêtre de la famille carolingienne,
vint fonder un monastère qui devint célèbre et porta
son nom, Saint-Arnual, aujourd’hui bourg industriel
incorporé à Sarrebrück. Le saint J mourut en 641, dans
Une grotte du mont Halbierg, où s’élève, aujourd’hui, le
château des barons de Stumm.
Il est remarquable qu’à toutes les périodes de l’histoire,
 sous les Francs Austrasiens comme du temps des
Mediomatrices, et plus tard, à l’époque lotharingienne,
Sarrebrück, chef-lieu du pagus Saravensis (le Sarregau),
 ne fut jamais séparée de Metz, la capitale du
pays. Son sort fut, jusqu’à l’époque moderne, étroitement
 attaché à celui de Metz. La politique fut d’accord,
en ceci, avec les indications de la nature, l’affinité de
race et les intérêts économiques des habitants.
Le fond de la population était resté médiomatrice,
c'est-à-dire gaulois. Lies Francs y introduisirent, avec
leur dialecte germanique, l’élément ethnique qui leur
était propre, et qui n’avait rien de commun avec les éléments
 saxon, alaman, bavarois, slave et finnois qui
constituèrent l’Allemagnie et Is Prusse. L'élément franc
se superposa aux éléments gaulois et gallo-romain et de
cet amalgame se forma Je pays bilingue qui s’appela
l’Austrasis, puis la Lotharingie A Ja faveur des
            
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