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forêt Nationale. Le Maire ne logeait personne, tout le temps du
cantonnement. Le citoyen Bertrand, au-devant du domicile duquel
le bois destiné au chauffage des troupes était déposé, en faisait
usage pour sa consommation; les troupes retirées, il en a rentré
chez lui une bonne voiture qui ne lui a rien coûté; comme Maire
il a entendu le compte de l’ancien Eabri ci en, il en a touché le reliquat,
et la Commune ignore quel emploi il en a fait. Le citoyen
Bertrand avait une chambre au ci-devant château de Sarrebruck,
l’on y a trouvé des bougies, qu’il n’avait sûrement pas apportées
de chez lui ; un sixain de carte non-ouvert, pour savoir quelle en
était la fabrique, nous l’avons décacheté et nous nous sommes convaincus
que ces cartes provenaient du château. Il s’est trouvé des
pistolets, des selles, des brides, il avait déposé à l’auberge et il en
faisait usage pendant ses courses dans le pays, d’un fusil à deux
coups, d’un des Citoyens détenus au refuge de Metz; ce qui était
à sa convenance, n’était pas oublié. Enfin, il est justifié qu'il y a
eu de grand débats entre Bertrand et Odelin, lors desquels ils se
faisaient des reproches graves.
La dénonciation contre Odelin est ainsi conçue: „Le nommé
Odelin paraît une espèce d’aventurier qui n’a aucun domicile habituel,
directeur d’une mine dans ces environs, il a contracté des
dettes assez multipliées, il n’a satisfait aucun de ses créanciers,
qui depuis 4 à 5 ans ont ignoré le lieu de sa résidence.
Quant au Citoyen Odelin, nous pensons qu’il est plus malheureux
que coupable; il doit à la vérité, mais ses dettes prennentelles
leur origine dans quelques vices auxquels il est enclin? non,
il a fait une entreprise malheureuse, relativement à des mines situées
dans le pays de Trêves. Une compagnie de Paris qui était
intéressée à l’entreprise a abandonné le directeur Odelin, après
avoir respectivement épuisé beaucoup de fonds; un arrangement
fait entre le citoyen Odelin et cette Compagnie, a rendu ce dernier
débiteur d’une somme de 10,000 liv., qu’il avait espoir de solder
au moyen de la liaison d’une nouvelle Société qui lui a manqué;
nous avons vérifié qu’en effet le citoyen Odelin est débiteur des
sommes qu’il a été hors d’état de payer, mais le défaut de payement
peut-il être attribué à l’inconduite du citoyen Odelin? Nous
ne le pensons pas, c’est une faillit malheureuse et rien de plus.
Depuis long-temps il a fixé sa résidence à St. Avold, les citoyens
qui l’ont connu et fréquenté dans cette dernière ville, attestent sa