Full text : Die Franzosen in Saarbrücken und den deutschen Reichslanden im Saargau und Westrich

283

en  font  leur  état,  il  faut  bien  se  garder  de  laisser  approcher  de
ceux  de  Sarrebruck  et  de  la  Layen,  ceux  qui  en  font  le  commerce,
il  se  présenterait  trop  d'occasions  pour  employer  avec  luxe  des
objets  qui  ne  coûteraient  rien.
Une  lettre  originale  écrite  par  le  Citoyen  Curet,  datée  de  Sarrelibre
  le  8  Avril,  addressée  au  Président  de  le  Société  Républicaine
  de  la  môme  ville,  s’est  trouvée  dans  les  papiers  de  Rouvert,
et  on  ne  sait  pourquoi  il  en  est  détenteur,  accuse  ce  dernier  comme
ayant  été  présenté  à  l’entrepreneur  par  un  émigré,  et  depuis  fauteur
  et  complice  de  cette  émigration,  il  dit  qu’il  l’a  tancé  sur  la
lenteur  des  travaux  dont  il  était  chargé,  et  qu’il  a  su  depuis  que
ses  débauches  lui  faisaient  négliger.
Une  autre  lettre  du  Citoyen  Denis,  sous  la  date  du  6  Mai,
annonce  à  Rouvert,  que  s’il  ne  fait  des  diligences,  l’on  ne  pourra
empêcher  sa  condamnation  qui  sera  très  désavantageuse  pour  lui,
et  compromet  son  honneur.  Il  paraît,  d’après  les  poursuites  dirigées
par  l’avoué  de  Rouvert,  que  celui-ci  et  son  honneur  ont  succombés.
La  dénonciation  contre  Rertrand  porte:  „Le  nommé  Rertrand
„moins  coupable  aux  yeux  de  la  Loi,  ne  jouit  pas  d'une  meilleure
„réputation  ;  parvenu  à  force  d’intrigues  à  se  faire  nommer  Maire
„de  Hargarten  aux  mines,  il  a  abusé  de  son  caractère  pour  abattre
„des  parties  de  forêts  dont  il  s’est  approprié  les  bois  ;  il  a  fait  des
„recettes  dont  il  n’a  voulu  rendre  aucun  compte,  etc."
Rertrand  est  dans  un  état  d’insolvabilité  notoire,  la  qualité  de
Maire  d’Hargarten  est  la  seule  qu’il  possède;  celle  de  directeur  des
mines  n’est  qu’un  songe,  lorsque  nous  nous  sommes  rendus  en  son
domicile,  il  n’y  avait  seulement  pas  de  chaises  en  suffisance  pour
asseoir  deux  officiers  municipaux  et  nous.
Il  paraît  qu’il  a  une  femme  respectable,  elle  ne  s’en  fait  pas
accroire  sur  sa  situation,  elle  ne  nous  a  pas  dissimulé  que  sans  la
commission  obtenue  par  son  mari,  d’abord  pour  les  visites  domiciliaires
  en  exécution  de  la  réquisition  des  Représentants  du  Peuple,
au  mois  de  Février  dernier,  au  sujet  des  subsistance,  ensuite  la  confiance
  que  lui  ont  donnée  les  délégués  des  Représentants  pour  opérer
dans  le  pays  de  Nassau,  sa  famille  serait  dans  la  dernière  misère,
et  pour  unique  ressource,  au  4  Juillet  1793,  lorsque  nous  y  sommes
passés,  il  y  avait  dans  le  domicile  de  Rertrand,  la  farine  d’une
demie  quarte  de  froment,  qui  a  été  cuite  le  même  jour;  cette  femme
était  dépositaire  d’une  caisse  que  son  mari  lui  avait  addressée;
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.