Full text : Die Franzosen in Saarbrücken und den deutschen Reichslanden im Saargau und Westrich

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faire  comparaître  les  témoins  résidents  dans  l’électorat  de  Trêves,
une  multitude  d’autres  faits  pourraient  être  allégués  contre  lui;
mais  ceux-ci  paraissent  plus  que  suffisants  pour  fixer  votre  opinion
sur  son  compte.“
Telle  est  la  dénonciation  faite  contre  Rouvert,  qui  n'est  chargé
d’aucune  commission  pour  les  pays  de  Nassau  et  de  la  Layen,  si
ce  n'est  peut-être  indirectement  pour  les  bois.
Ce  particulier  résident  à  Sarrelibre,  y  jouit  de  la  plus  mauvaise
  réputation,  les  faits  rappelés  dans  la  dénonciation  nous  ont
été  confirmées,  quoique  lors  de  notre  arrivée  chez  lui  il  y  avait
plus  de  trois  semaines  qu’il  en  était  sorti,  sa  femme  ignorait  ou
il  était,  les  pièces  que  nous  avons  trouvées  dans  son  domicile  l’inculpent
  fortement,  non  seulement  d'avoir  favorisé  l’émigration  de
l’ingénieur  le  Franc,  mais  encore  de  s'être  coalisé  avec  lui  pour
vendre  des  branchages  et  houpies,  appartenants  à  la  Nation,  à
l’effet  de  lui  procurer  des  fonds,  et  d’avoir  eu  avec  cet  émigré  des
entrevues  à  Lébach,  pays  étranger;  il  paraît  par  ces  pièces,  qu’il
a  eu  un  procès  avec  le  Citoyen  Crépin  pour  une  créance  que  Rouvert
  déniait,  aussi  ce  créancier  peu  endurant,  traite-t-il  son  débiteur
  de  fourbe,  d'homme  de  mauvaise  foi,  qu’il  livre  à  l'exécration;
il  a  encore  même  eu  un  autre  procès  peu  honorable,  au  tribunal
de  Rouzonville  avec  les  nommés  Silly  tanneur  à  Saint  Germain  en
Laye,  Cremer  tanneur  à  Sarrelibre  et  autres  ;  les  gens  d’affaire  de
Rouvert  à  Rouzonville,  n’avaient  pas  meilleure  opinion  de  lui,  car
un  Citoyen  nommé  Denis  huissier,  en  lui  écrivant  sous  la  date  du
16  Février  1793,  dit:  il  paraît  que  votre  honneur,  et  vos  intérêts
vous  font  peu  sensibles.
Le  Citoyen  Adam  avoué  à  Rouzonville,  lui  écrit  le  26  Février.
„11  paraît  que  vous  n’avez  pas  à  coeur  votre  procès,  dans  lequel
il  s’agit  cependant  de  votre  honneur  et  de  vos  intérêts."
L’on  voit  sous  la  date  du  15  Mars  1793,  un  certificat  donné
par  le  Citoyen  Fiscal,  comme  Rouvert  est  entré  chez  lui  en  qualité
de  commis,  le  1er  Février  1792,  et  y  a  été  employé  pendant  un
an,  ce  certificat  est  muet  sur  la  conduite  qu’il  y  a  tenu.
L’on  remarque  qu’au  23  Mars  1793,  il  y  a  eu  un  traité  passé
entre  Luc,  commis  à  Dilling,  et  Rouvert,  pour  de  la  part  du  premier,
  fournir  au  second  4000  gentes  propres  à  la  construction  des
roues  de  voitures,  qui  doivent  se  payer  66  liv.  10  sols  le  100;  si
en  France  on  éloigne  des  bois,  les  charons  et  autres  Citoyens  qui
            
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