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par ce secrétaire que le particulier qui répétait le poulain en était
vraiment le propriétaire ; il répandait des larmes de le voir dans
un pareil état.
Nous venons de vous présenter l’analise de ce qui s’est passé
à Sarrebruck, et dans une partie du pays de Nassau, relativement
au mobilier et aux chevaux.
Passons au Château de Neunkircli; c’est une maison très
spacieuse à quatre lieues de Sarrebruck où était le Prince héréditaire,
et d’où le Prince régnant venait de partir depuis peu pour
se rendre aux Eaux.
Les troupes françaises occupaient Sarrebruck et St. Jean, qui
ne sont séparés que par uu pont, et une forte partie du pays de
Nassau; Neunkircli était occupé par les troupes françaises; mais à
Ottweiler à deux petites lieues de Neunkirch, des détachements
Prussiens et Français s’y rendaient successivement.
Le Prince héréditaire de Nassau avait une sauve garde Française,
et pour l’arrêter il ne fallait pas une armée; mais seulement s’y
rendre sans tambours ni trompettes, et les Citoyens soldats qui lui
servaient de sauve garde, auquel l’ordre d’arrestation aurait été intimé,
n’auraient pas manqué sans bruit de l’exécuter; mais plusieurs
bataillons, des escadrons ayant été mis en mouvement, rien n’a pu
être mieux exécuté pour manquer son coup, ou bien le faire à sa
manière; aussi le Prince s’est-il échappé, l’on a fait charger sur des
voitures ce que l’on a jugé à propos sans aucune formalité, les
Prussiens instruits de la descente des Français ayant vu le fils du
ci-devant Prince de Nassau, qui sans doute a imploré leur secours,
les Prussiens se sont rendus en force à Neunkirch, nous avons eu
une compagnie entière prise prisonnière, nos troupes se sont repliées,
et le fils du ci-devant Prince de Nassau a fait prendre le plus
d’effets qu’il a pu ; le lendemain les Français ont repris Neunkirch,
il y avait dans cette maison à en juger par ce qui reste, un mobilier
considérable, nous avons appris par des Citoyens Officiers
Français qu'il y avait une quantité d’argenterie, nous en avons eu
une caisse et du linge, le surplus a-t-il été enlevé par les Prussiens?
Les Français au contraire en ont-ils profité? Nous ne pouvons que
présumer. .... Nous n’avons rien de certain, sinon que la République
ne tirera pas un aussi grand avantage qu’il y avait lieu de
croire.