Full text : Die Franzosen in Saarbrücken und den deutschen Reichslanden im Saargau und Westrich

274

ennemis,  qu'il  fallait  s’empresser  à  faire  faire  le  transport  des
meubles,  sauf  lors  de  chaque  chargement  ou  déchargement  détailler
les  objets  enlevés  ;  mais  à  Sarrebruck,  l'arrivée  de  l'ennemi  n’était
pas  à  craindre;  car  lors  des  opérations,  et  aujourd’hui  encore,  l’on
est  autant  en  sûreté  à  Sarrebruck  qu’au  centre  de  la  ville  de  Metz.
L’on  n’a  apposé  aucuns  scellés  sur  les  chambres  qui  renfermaient
le  mobilier,  le  linge,  l’on  s’est  contenté  lors  de  chaque  chargement,
d’enregistrer  les  objets,  que  l’on  envoyait  à  Metz  ;  quelquefois  l’on
a  envoyé  chercher  des  officiers  municipaux,  non  pas  pour  assister
à  l’inventaire,  à  la  déscription,  mais  pour  leur  faire  part  que  dans
tel  ballot  il  y  avait  tels  objets  enfermés,  dans  tel  autre  tels  objets,
ainsi  de  suite,  et  les  officiers  municipaux  répondaient:  nous  le  croyons
puisque  vous  le  dites.
Le  défaut  d’inventaire,  d’apposition  de  scellé  préalable,  la  nonprésence
  des  Officiers  municipaux,  peuvent-ils  être  regardés  comme
des  irrégularités  des  fautes  légères  ;  c’est  à  vous  Citoyens  administrateurs
  à  le  juger.
A  Sarrebruck,  l’on  ne  s’est  pas  contenté  de  démeubler  le  Château
  comme  on  avait  le  droit  de  le  faire;  mais  l’on  a  arraché  les
serrures,  l’on  a  encore  cassé  les  bordures  dorées,  de  très  grands
tableaux  qui  ont  été  faits  pour  une  salle  à  manger  ou  de  compagnie
  du  Château,  l'on  a  coupé  des  rideaux,  enlevé  le  drap  qui
servait  de  tapis  aux  billards,  coupé  les  étoffes  qui  se  trouvaient  sur
des  chaises,  des  fauteuils  et  autres  ameublements.  Au  Château  de
Louisberg  et  Monplaisir,  maisons  de  plaisanse  du  ci-devant  Prince
de  Nassau,  il  y  a  également  des  dégradations  considérables,  l’on  ne
réparera  qu’avec  une  dépense  considérable,  les  dégradations  en  tous
genres  qui  ont  été  commises.
Un  arrêté  du  Département  a,  en  exécution  d’une  loi  qui  ordonne
que  les  chevaux  de  luxe  seront  employés  au  service  de  la  République,
  ordonné  que  ceux  de  cette  espèce  qui  se  trouveraient  dans
le  pays  de  Nassau  et  de  la  Layen,  seraient  pris  aux  propriétaires
à  charge  d’indemnité,  avec  recommandation  de  ne  pas  prendre  les
chevaux  nécessaires  à  la  culture;  les  nommés  Luc  et  Bertrand  ont
été  chargés  de  cette  commission.
Us  s’en  sont  acquittés,  nous  ne  dirons  pas  conformément  au
voeu  de  l’arrêté,  encore  moins  d’après  celui  de  la  loi,  dans  cette
mission,  ils  se  sont  conduits  en  véritables  despotes,  en  tyrans.
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.