Full text : Die Franzosen in Saarbrücken und den deutschen Reichslanden im Saargau und Westrich

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Moselle  a  été  réquis  de  prendre  provisoirement  toutes  les  mesures
nécessaires  pour  leurs  conservations  et  entretiens.
Le  premier  point  à  examiner  est  de  savoir  si  l’on  a  mis  à
execution  l’arrêté  des  Représentants  du  Peuple,  si  l’on  a  apposé  les
scellés  sur  les  papiers,  effets  et  meubles  des  personnes  qui  devaient
être  mises  en  état  d’arrestation,  si  l’on  a  suivi  les  formalités  voulues
  en  cas  pareil.
Lorsque  l’on  fait  une  prise  sur  l’ennemi,  il  est  d’usage  que
les  commissaires  des  guerres  procèdent  à  l’inventaire  de  ce  qui  se
trouve;  cela  est  fait  pour  empêcher  que  les  agents  et  tous  autres
ne  profitent  de  la  prise,  ou  qu’ils  ne  ferment  les  yeux  sur  les
dilapidations  que  l’on  pourrait  commettre,  ou  qu’enfin  par  des
moyens  obliques  et  intermédiaires,  ceux  qui  ne  veulent  pas  paraître  en
Nom  ne  s’approprient,  chose  à  laquelle  ils  ne  doivent  jamais  toucher.
A  Sarrebruck,  l’on  a  apposé  les  scellés  chez  la  princesse  héréditaire;
  elle  était  arrêtée,  elle  était  présente,  et  si  cette  formalité
n’eût  pas  été  remplie,  elle  eût  pu  se  plaindre  des  objets  divertis.
A  Sarrebruck,  au  château  du  prince  régnant,  absent,  cette  maison,
à  en  juger  par  les  esquisses  qui  restent,  dont  l’intérieur  était
richement  meublé,  il  n’y  a  eu  d’autres  appositions  de  scellés  que  sur
les  archives,  la  chancellerie  et  les  chambres  de  quelques  officiers
du  prince,  il  n’y  a  eu  aucun  scellé  apposé  sur  les  chambres  qui
renfermaient  le  riche  mobilier  du  château,  et  dont  le  ci-devant
prince  était  propriétaire  ;  les  effets  précieux  qui  auraient  dû  s’y  trouver,
  ont  été  livrés  sans  inventaire.
Il  est  prouvé  qu’il  y  a  eu  des  divertissements,  des  vols  considérables
  ;  mais  qui  les  a  commis?  Ceux  qui  les  ont  faits  ou  fait
faire,  ne  s'en  sont  pas  flattés,  l’on  jette  des  soupçons,  tout  est  incertain;
  il  n’y  a  d’assuré  que  les  vols;  mais  le  défaut  d’inventaire,
le  défaut  d’apposition  de  scellé  préalable  sont  causes  que  l’on
ignore  la  valeur,  la  qualité  des  objets  divertis,  et  l'on  peut  dire
que  si  tout  espoir  de  garantie  n’est  pas  perdu,  ceux  qui  en  feront
l’objet,  seront  peut-être  hors  d’état  de  payer.
Nous  ne  dirons  pas  qu’à  Sarrebruck  si  l’on  a  négligé  les
intérêts  pécuniaires  de  la  République,  au  moins  a-t-on  fait  ce  qu’il
fallait  pour  faire  aimer  les  Français.  Ils  n’y  sont  cependant  pas
haïs;  car  les  Nassauviens  font  des  voeux  pour  la  réussite  de  nos
armées;  à  notre  arrivée  dans  ce  pays,  au  seul  nom  de  Commissaire,
les  habitants  tremblaient.  Nous  nous  sommes  informés  des  motifs
            
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