Full text : Die Franzosen in Saarbrücken und den deutschen Reichslanden im Saargau und Westrich

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Depuis  le  commencement  des  délibérations  à  la  diète  et  aux
assemblées  du  cercle  du  Haut-Rhin,  la  Régence  de  Sarrebruck  a
fait  tout  ce  qu’on  pouvait  attendre  d'elle,  en  déclarant  avec  constance,
  qu’elle  ne  pouvait  prendre  aucune  part  aux  mesures  hostiles
contre  la  France,  et  qu’il  ne  serait  point  fourni  de  contingent  par
la  maison  de  Sarrebruck  pour  la  guerre  d’Empire,  ni  en  homme,
ni  en  argent.
Toutes  ces  assertions,  ainsi  que  les  faits  exposés  ici,  peuvent
facilement  être  prouvés  et  sont  déjà  connus  tant  en  Allemagne,
que  dans  les  départements  et  districts,  qui  avoisinent  le  pays  de
Nassau;  il  est  impossible  de  donner  une  seule  preuve  de  contraire,
et  l’on  ne  saurait  leur  opposer  que  de  soupçons  et  des  dénonciations
  vagues.  Eh!  quelques  présomptions  doivent-elles  anéantir  des
faits  prouvés,  et  une  conduite  irréprochable?  Un  homme  peut-il
être  jugé  d’après  les  opinions,  ou  les  projets  qu’on  lui  suppose?
Non,  ce  ne  peut  être  que  d’après  ses  actions.  D’après  ce  principe
l’on  ne  saurait  refuser  aux  membres  de  l’administration  du  pays
de  Nassau,  d’avouer  qu’ils  ont  donné  des  preuves  non  équivoques
de  zèle  et  d’attachement  à  la  Nation  française,  et  qu’ils  avaient
des  droits  à  sa  protection  sur  laquelle  ils  comptaient  tellement
qu’ils  ont  souvent  oublié  en  sa  faveur,  qu’ils  devaient  observer  une
neutralité  exacte.  La  conduite  des  otages  détenus,  leur  a  tellement
acquis  l’attachement  de  leurs  concitoyens,  qu’ils  ont  envoyé  ici  une
députation  pour  les  réclamer,  en  offrant  pour  caution  leurs  fortunes
et  leurs  personnes.  Cette  députation  a  présenté  une  pétition  aux
administrateurs  du  département  de  la  Moselle,  qui  contient  plusieurs
faits  en  leur  faveur,  qu’il  est  essentiel  de  connaître  et  qui  a  été
renvoyé  aux  Représentants  du  Peuple;  nous  la  joignons  au  présent
mémoire.
C’est  donc  par  erreur,  et  parce  que  la  calomnie  sous  le  masque
  du  patriotisme,  a  pris  un  air  de  véracité,  que  les  conseillers
et  officiers  de  Sarrebruck,  sont  arrêtés  comme  otages  à  Metz.  Les
faits  énoncés  ici,  et  les  preuves  qu’on  peut  donner  détruiront  sans
doute  les  calomnies  dont  ils  sont  les  victimes,  et  ces  citoyens,
pleins  de  confiance  en  la  justice  des  Représentants  du  Peuple,
espèrent  qu’ils  donneront  les  ordres  pour  leur  largissement  et  leur
retour  chez  eux,  où  ils  saisiront  avec  empressement  toutes  les
occasions  de  donner  de  nouvelles  preuves  de  leur  attachement  et
de  leur  zèle  à  la  nation  française.  D’ailleurs  qu’on  réfléchisse,  que
            
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