Full text : Die Franzosen in Saarbrücken und den deutschen Reichslanden im Saargau und Westrich

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invoquons  pour  cet  objet  le  témoignage  du  Directoire  du  district
de  cette  ville.
Loin  d'avoir  favorisé  l'émigration,  on  a  dès  le  commencement
de  la  révolution,  donné  les  ordres  les  plus  précis,  afin  que  les
Français  ne  puissent  pas  séjourner  dans  le  pays  de  Nassau,  et  tous
ceux  qui  n’étaient  pas  munis  de  passeports  furent  obligés  de  quitter
le  pays  dans  les  vingt-quatre  heures.  C’est  ce  que  peuvent  certifier
  nos  voisins,  nos  aubergistes,  et  les  régistres  de  la  régence  et
du  baillage  de  Sarrebruck.
Jamais  les  prêtres  réfractaires  n’ont  été  soufferts  dans  le  pays
de  Nassau,  et  la  plus  rigoureuse  défense  a  été  faite  aux  Curés  du
pays  d’avoir  la  moindre  relation  avec  eux.  On  a  même  ajouté  à
cette  défense  celle  d’administrer  les  Sacrements  aux  Français,  qui
pourraient  se  présenter  pour  cet  objet.
Le  reproche  que  l’on  fait  d’avoir  facilité  la  désertion  des
régiments  de  Saxe,  Royal-Allemand,  est  d’autant  moins  fondé  qu’on
n'a  été  instruit  de  la  désertion  du  premier  que  le  lendemain  de
son  passage,  et  que  lors  du  rapport  fait  par  le  Maire  de  Foelklingen,
  que  le  régiment  Royal  -  Allemand  avait  passé  la  Sarre  à
"Werden,  en  forçant  les  bateliers  de  se  prêter  à  ce  passage,  un
courier  a  été  expédié  sur  le  champ  pour  porter  plainte  au  commandant
  de  Sarrelibre  de  ce  que  ce  régiment  avait  passé  sur  le
territoire  de  Nassau,  sans  avoir  fait  les  réquisitions  usitées  en
pareil  cas.  Nous  croyions  avoir  d’autant  plus  de  droit  de  nous
plaindre  que  le  général  Kellermann  avait  assuré  la  Régence,  que
dans  le  cas  où  il  serait  obligé  d’emprunter  le  territoire  de  Nassau,
pour  le  passage  des  troupes,  il  aurait  soin  de  l’en  avertir  par  forme
de  réquisitoire:  mais  le  commandant  de  Sarrelibre  a  répondu,  que
l’affaire  n'étant  pas  de  son  ressort,  il  avait  renvoyé  la  lettre  de
plainte  au  général  Belmont  à  Metz.  Les  otages  seraient  en  état
de  fournir  des  pièces  justificatives  sur  tout  ce  qu’ils  avancent  ici,
s’ils  étaient  chez  eux;  ils  prouveraient  également  qu’  ils  ont  fait
désarmer  des  déserteurs  français,  qu’ils  ont  renvoyé  leurs  armes  à
Forbach  ;  ils  prouveraient  aussi,  que  sur  la  réquisition  du  district
de  Bitche,  ils  ont  fait  les  perquisitions  les  plus  exactes  pour  se
procurer  les  armes  que  des  déserteurs  français  avaient  vendues
dans  le  pays,  qu’ils  y  sont  parvenus,  qu’ils  sont  renvoyé  les  dites
armes  au  district  de  Bitche,  qui  leur  en  a  témoigné  sa  satisfaction.
Il  est  facile  de  se  procurer  des  témoignages  de  la  vérité  de  ces
            
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