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afin de détruire les calomnies des malveillants, qui sous le masque
du patriotisme, ne servent que leurs intérêts personnels et leurs
haines particulières.
La situation du pays de Nassau, enclavé en grande partie
dans la France, les différentes alliances formées par des mariages
entre les habitants des deux pays, le commerce, l’échange de nos
fers, de nos bois et de nos houilles, contre le produit des manufactures
françaises, ont cimenté et entretenu l’attachement des Nassauviens
pour les Français et leur propre intérêt leur en faisait
une loi depuis plus d’un siècle. Fidèles aux principes que leur
dictait la politique la plus saine, dans lesquels ont été élevés les
conseillers de la régence et officiers du pays de Nassau, ils ont
saisi avec empressement, toutes les occasions d’être utiles et de
bien mériter la nation française: la révolution leur a fourni les
moyens multipliés de manifester leurs principes, et ils les ont saisis
avec zèle et activité; toutes les administrations voisines, tous les
citoyens de leur ressort, tous les généraux des armées de la république,
ainsi que tous ses défenseurs, qui ont occupé le territoire de Nassau,
peuvent en rendre un témoignage qui ne saurait paraître suspect.
Dès que la première division des troupes françaises, sous les
ordres des généraux Ligneville et Pully a passé dans le pays de
Nassau, les habitants se sont empressés, de lui prouver les sentiments
d’amitié et de fraternité, dont ils sont pénétrés pour leurs bons
voisins, ce qui devait leur mériter la bienveillance de cette nation
généreuse.
Les autres troupes françaises, qui depuis ont passé ou cantonné
dans le pays de Nassau, ont reçu le même accueil, tant dans
les villes que dans les villages. Les généraux qui ont commandé
ou séjourné à Sarrebruck, ont été traités avec les égards dûs au
rang distingué, où la confiance de la nation les avait placés et à
leur mérite personnel. Nous invoquons le témoignage des généraux
Custine, Houchard, Pully, Muratel, Landremont, Perilly, Lynghe etc-On
prouvera également que pendant la campagne d’hiver, qui a
eu lieu près de Trêves, le pays de Nassau a fourni des quantités
immenses d’avoines aux magasins de Sarrelibre, des subsistances et
des four âge s aux guerriers infatigables de la république : et qu'après
avoir été épuisé, des patriculiers de Sarrebruck ont achetés quantité
d’avoines dans les pays occupés actuellement par les ennemis,
pour les verser de nouveau dans les magasins de Sarrelibre ; nous