a) §2
Il n’est plus question de „l’admission du Football Club de Sarrebruck à la
Fédération Française de Football et au Groupement des Clubs Autorisés“, mais
bien de l’adhésion de la Ligue sarroise de Football à la Fédération Française de
Football.
Il s’agit là d’une précision technique fort importante.
b) § 3
Si l’équipe de Sarrebruck devait être un jour en tête du Championnat de France, ce
qui relève de l’incertitude du sport, cela ne saurait être possible, en tous cas, qu’en
Juin 1951 au plus tôt. Par ailleurs, il ne faut pas confondre „Championnat de
France“ et „Coupe de France“ et M. Morice lui-même dans sa lettre du 23 Mai, a
souligné „qu’un nouveau délai serait au surplus demandé avant la participation des
Sarrois à la Coupe de France“.
En tous cas, la question qui se pose est de savoir s’il est préférable que l’équipe de
Sarrebruck soit un jour en tête du Championnat de France ou en tête du Championnat
d’Allemagne.
c) § 4
Il est tout-à-fait inexact de dire que cette admission serait fort mal interprétée dans
nos départements recouvrés. Il est hors de doute que quelques hommes politiques
espèrent, grâce à l’adoption d’une attitude d’hostilité à l’égard de la Sarre, glaner
quelques électeurs.
Il est malheureusement certain que les Préfets des départements recouvrés et principalement
celui de la Moselle, s’abstiennent de m’apporter une concours qui me
serait précieux et que la tâche qui m’a été confiée par le Gouvernement suffirait à
justifier.
Par contre, la masse populaire et les Dirigeants sportifs montrent qu’ils n’ont
aucune hostilité à l’égard des sportifs sarrois. Je n’en veux pour preuve que le fait
que, sur environ 300 rencontres qui ont eu lieu au cours de l’année sportive 48—49
entre formations françaises et formations sarroises de différents sports, la moitié
s’est disputée dans les départements de Lorraine et d’Alsace, sans jamais donner
lieu à un incident digne d’être retenu.
Quant à l’incident récemment survenu à l'occasion d'une rencontre organisée en
toute liberté par le Président du Club nautique de Metz, il est uniquement dû à
l’incompréhension et au caractère buté de M. Mondon, Maire de Metz, qui sans
aucune raison valable a refusé d’accorder au Président du Club nautique de Metz la
piscine municipale.
d) §5
Je ne vois pas pour quelles raisons „les matches internationaux entre Français et
Sarrois devront avoir dorénavant lieu en dehors des départements recouvrés“. En
effet, ainsi que je viens de l’indiquer, un grand nombre de matches ont eu lieu dans
ces départements, sans jamais donner lieu à incidents. De plus, sur 14 matches de
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