Etant donné la probabilité d'une solution prochaine de la question sarroise, je
renonce à indiquer une fois de plus les raisons qui avaient déjà en Novembre 1950,
à Rome, motivé notre opposition à la signature des conventions par le Gouvernement
du territoire de la Sarre.
Nr. 70d: Deutscher Entwurf für ein Kommuniqué zu den Verhandlungen
zwischen Frankreich und der Bundesrepublik Deutschland
über ein europäisches Statut für das Saarland.
23.9.1952
Nachlass Grandval, Dossier 20.
Annexe III
Texte proposé par le Chancelier Adenauer le 23 Septembre 1952
Les pourparlers entre la France et la République Fédérale d’Allemagne, en vue de
conférer à la Sarre un statut européen se poursuivent. Un accord sur les principes
suivants est intervenu étant entendu que le règlement qu’il prévoit est conclu sous
réserve du traité de paix.
L’autonomie politique de la Sarre sera garantie: Le Gouvernement sarrois sera responsable
devant un Parlement librement élu. Ce statut sera placé sous le contrôle
général d’un organisme européen tel que le Conseil des Ministres de la Communauté
charbon-acier ou le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe.
Les formes que prendront, au fur et à mesure des progrès de l’intégration européenne,
les relations économiques entre la France et la Sarre, telles qu’elles
existent actuellement dans l’Union économique franco-sarroise, feront l’objet
d’une étude de la part des états intéressés.
De toute manière c’est la population sarroise, qui se prononcera en définitive sur ce
statut, qui sera garanti par tous les états intéressés.
Nous sommes convaincus que les négociations aboutiront à une conclusion positive
dans un avenir prévisible. Dans cet esprit, nous considérons comme désirable une
prorogation de la législature actuelle.
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