France et la Sarre au fur et à mesure du progrès de l’intégration européenne - le
chancelier Adenauer a par contre souvent changé de position. Dans sa lettre du 19
Mars 1952, il accepte le principe d’un règlement définitif et le Conseil de l’Europe
comme base de l’européanisation. Pas un mot, par contre, dans cette lettre, du
problème économique.
Le 24 Octobre 1952 l’accord échoue parce que le Chancelier n’accepte pas les
mots „dans le respect du statut“ et en reste à une formule trop vague en ce qui concerne
l’union économique franco-sarroise.
A Strasbourg, le 20 Mai 1954, l’accord est assez proche sur la question économique,
mais du point de vue politique et à cause sans doute du rapport de M. Van
Naters le Conseil de l’Europe n’est accepté qu’à titre de première étape, l’européanisation
n’étant définitivement acquise que lors de la création de la communauté
politique. Par ailleurs, l’accord n’est réalisé qu’en attendant la conclusion
d’un traité de paix ou l’intervention d’un règlement en tenant lieu.
Ainsi l’accord n’a pu être réalisé, depuis 2 ans V2 qu’il est recherché, tantôt pour
des raisons politiques, tantôt pour des raisons économiques.
Il est très probable que si dans les différents textes élaborés, on reprenait dans
chacun d’eux, soit la partie politique, soit la partie économique, il serait relativement
aisé de parvenir à un accord.
En effet, cet accord serait définitif (lettre du 19.3.1952), le Conseil de l’Europe
servirait d’infrastructure (lettre du 19.3.1952), l’autonomie interne de la Sarre serait
formellement respectée (projet du 23.9.1952), les principes sur lesquels se fondent
actuellement l’union franco-sarroise seraient repris dans une convention de
coopération économique conclue entre la France et la Sarre (projet de Strasbourg
du 20.5.1954).
Nr. 70b: Bundesdeutscher Entwurf für ein Kommunique zur Unterredung
von Bundeskanzler Konrad Adenauer mit dem französischen
Außenminister Robert Schuman am 18.3.1952.
19.3.1952
Nachlass Grandval, Dossier 20.
Annexe I
Lors des conversations qui ont eu lieu le 18 Mars 1952, au Quai d’Orsay, entre M.
Schuman, Ministre des Affaires Etrangères et M. Adenauer, Chancelier fédéral, le
règlement suivant de la question sarroise a été envisagé:
1) Ce règlement doit remplacer le règlement prévu lors de la conclusion du Traité
de Paix ou d’un Traité analogue. Il requiert, par conséquent, l’approbation des deux
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