commun, on ne pouvait envisager ces rapports correspondants; à plus forte raison
ne peut-on les envisager sur le plan de l’union économique qui implique entre
autres l’égalité des charges dans les rapports franco-sarrois, une convention d’établissement
dont l’existence ne saurait être maintenue simultanément à la mise en
vigueur d’une convention germano-sarroise identique.
11 convient en outre de signaliser que l’article 13 du plan Van Naters qui fait allusion
à la création d’une monnaie de „caractère européen“ ne constitue pas une
garantie, bien au contraire, à l’égard du maintien de l’union monétaire francosarroise.
Il faut signaler que les mots de „relations semblables à celles qui existent entre la
France et la Sarre“ sont très dangeureux. Les rapports franco-sarrois peuvent évoluer
au cours des années à venir, comme ils ont évolué dans le passé au point de
modifier d’une façon sensible les données actuelles de l’union. Les Allemands
pourraient cependant dans plusieurs années, et malgré cette évolution, revendiquer
la mise en vigueur avec la Sarre de relations semblables à celles qui existent actuellement
entre la France et la Sarre.
En ce qui concerne la dernière partie du paragraphe il faudrait savoir à quel organisme
incomberait éventuellement le soin d’arbitrer un désaccord entre les Trois au
sujet des mesures à adopter pour assurer l’évolution prévue et également qui sera
en définitive juge du point à partir duquel l’élargissement des relations économiques
entre la Sarre et l’Allemagne pourrait rendre indispensable le rétablissement
d’un cordon douanier entre la France et la Sarre.
Il est en effet impossible que la France puisse être amenée à perdre le contrôle de
sa propre économie et à se voir imposer un régime qui la conduirait pratiquement à
une union économique franco-allemande,
c) Ce paragraphe se passe de commentaires.
Les Allemands ont abusé de l’incompétence de M. Teitgen en substituant à la
notion de besoin celle d’augmentation des échanges entre l’Allemagne et la Sarre
et en substituant à „la balance des paiements courants entre la France et l’Allemagne“
celle de „balance des paiements de la France“. Il est évident que cette dernière
étant d’un ordre de grandeur environ 10 fois supérieur à celui des échanges
franco-allemands, l’augmentation des échanges entre la Sarre et l’Allemagne ne
saurait l’affecter gravement./.
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