Full text : Das Saarland zwischen Frankreich, Deutschland und Europa

Gegenwart“,  qui  se  trouvait  en  Sarre  au  moment  des  élections,  a  reconnu  dans  le
№  44/45  du  31  Octobre  1947  que  les  élections  du  5  Octobre  présentaient  un
caractère  de  plébiscite  et  qu’il  n’y  avait  aucune  raison  de  douter  de  la  correction
des  opérations  électorales.
Pour  éviter  que  l’on  pût  seulement  croire  à  l’exercice  d’une  pression,  les  autorités
militaires  françaises  avaient  ordonné  le  retrait  de  toutes  les  troupes  d’occupation.
Elles  avaient  de  même  laissé  une  entière  liberté  aux  partis  politiques  dans  la  tenue
de  leurs  réunions  électorales.  Les  réunions  du  parti  communiste  avaient  pour  thème
unique  de  combattre  le  Préambule  de  la  Constitution.  Ce  fait  à  lui  seul  était  déjà
suffisant  pour  forcer  tous  les  autres  partis  à  placer  le  projet  de  Constitution  au
centre  de  leur  propagande  électorale.
VIII.
Le  mémoire  du  S.P.D.  attache  une  importance  toute  particulière  au  fait  que  la
Constitution  de  ta  Sarre  n’ait  pas  été  soumise  à  un  référendum.
[...]
En  réalité,  la  question  est  toute  autre.  Le  rattachement  économique  à  la  France  n’est
pas  une  affaire  n’intéressant  que  les  Sarrois;  les  décisions  du  Conseil  de  Contrôle
Interallié,  dont  nous  avons  parlé  plus  haut,  en  sont  la  meilleure  preuve.  Le
rattachement  économique  n’est  pas  un  problème  qui  doive  être  laissé  à  la  libre
décision  de  la  population  sarroise.  Il  s’agit  également  d’une  exigence  des
puissances  victorieuses,  et  la  France,  pour  des  raisons  de  sécurité  et  de  réparations,
et  en  accord  avec  ses  Alliés  Occidentaux  ne  peut  renoncer  à  ce  que  cette  exigence
obtienne  satisfaction.
Sans  doute  les  politiciens  de  la  République  Fédérale  d’Allemagne  Occidentale
affirment-ils  sans  cesse  ne  pas  nier  que  l’Allemagne  ait  perdu  la  guerre  déclenchée
par  son  caprice  et  que  cette  guerre  ait  fait  naître  des  problèmes  de  réparations  et  de
sécurité.  Mais  cet  aveu,  fait  du  bout  des  lèvres,  n’aboutit  jamais  à  aucune
conséquence  pratique.
L’état  [sic]  sarrois  a,  dès  le  début,  considéré  la  question  sarroise  sous  cet  angle.
L’attitude  adoptée  par  les  politiciens  responsables  et  par  le  S.P.S.  (comme
d’ailleurs  par  tous  les  autres  partis  à  l’exception  des  Communistes)  est  la  seule
conséquence  logique  que  l’on  puisse  tirer  de  la  situation  actuelle  afin  de  satisfaire
aux  intérêts  de  la  paix  et  de  l’union  des  peuples  européeens.  Les  considérations  qui
déterminèrent  notre  choix  ont  été  des  considérations  purement  politiques  tendant  à
satisfaire  la  France  et  à  nous  réconcilier  avec  elle,  ce  qui  nous  parait  être  la
condition  préliminaire  indispensable  à  toute  organisation  d’une  Europe  nouvelle
dans  laquelle  serait  comprise  l’Allemagne.
Nous  n’ignorons  pas  qu’au  sein  de  l’Internationale  Socialiste  certains  milieux
influents  ont  prétendu  ou  même  prétendent  encore  -  sous  l’effet  d’une  odieuse
compagne  de  calomnies  -  que  l’attitude  adoptée  par  les  dirigeants  sarrois  ne

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