nente en y joignant un avis favorable. La Commission Permanente résolut, à l’unanimité
moins deux abstentions, d’appuyer la demande d’admission de la Sarre en
qualité de membre associé.
Auparavant déjà, le Gouvernement français et le Gouvernement de la Sarre
s’étaient mis d’accord pour développer l’autonomie sarroise dans tous les domaines
et pour en faire, par le moyen de conventions, une autonomie complète. Le 7 février
1950, débutèrent à Paris des négociations, appelées négociations francosarroises,
qui se terminèrent le 3 mars par la signature de onze conventions d’Etat.
Toutes ces conventions ont été établies sous la réserve qu’elles seraient soumises à
un examen final en vue d’une éventuelle confirmation lors du traité de paix.
[...]
D) - Quatrième partie
Le Mémorandum du SPD.
I.
Si l’on songe que le mémorandum du SPD est entièrement basé sur des faits
inexacts nés sous la plume de l’ancien Secrétaire Général de la Social-Démocratie
sarroise, il perd, aux yeux d’un observateur impartial énormément de sa valeur.
[...]
II.
Le mémorandum commence par souligner les résultats du plébiscite de 1935, à
l’occasion duquel 91 % de la population se prononcèrent en faveur d’Hitler, ou
plus exactement en faveur de l’Allemagne. Peu d’étrangers savent réellement ce
qu’étaient des élections sous le régime de la terreur national-socialiste. M. Helmut
Hirsch, professeur d’histoire au ,,Roosevelt College“ de Chicago, l’un des plus fins
connaisseurs de l’histoire sarroise et qui vécut sur place les journées héroiques de
1933 à 1935 [...], émet au sujet du plébiscite de 1935 l’opinion suivante:
„11 est malheureusement prouvé que la Sarre a été abandonnée à Hitler sans
résistance sérieuse de la part de ses adversaires les plus puissants, et que le
plébiscite n’a été ni correct, ni libre, ni même probablement exact, en ce sens que
les résultats ont été faussés“.
[...]
III.
Le mémorandum du SPD part du point de vue que „toutes les manipulations
effectuées sur ce territoire n’ont qu’un seul et unique but, à savoir celui de garantir
à certains milieux capitalistes une participation aux industries de la Sarre et à
l’exploitation des mines de ce pays“.
En réalité, la politique des milieux capitalistes n’est pas plus dangereuse en Sarre
que dans n’importe quel autre pays d’Europe, étant donné que toute l’industrie
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