exact que le Président du Gouvernement avait été nommé „Mops“. Pendant que les
deux partis luttaient ainsi l’un contre l’autre, les dirigeants sauvèrent la coalition,
contre la volonté de l’opposition parmi leurs membres. Même le titre de la
„Volksstimme“, (organe de la S.P.S.): „Victoire sur toute la ligne“ n’y change rien.
En cas de dissolution du Landtag et de nouvelles élections, les 51 % de la C.V.P.
n’existent plus.
Bien qu’à la suite de ces publications de la „Volksstimme“, l’opposition de la
S.P.S. se soit attendue à une nouvelle orientation et que les fonctionnaires aient
demandé à la direction de rompre la coalition, le comité directeur restreint, Kim,
Zimmer, Kunkel, Michely, Braun, et Regitz, adopte une résolution portant sur une
collaboration profitable avec la C.V.P. et le refus de tout travail collectif avec les
communistes, surtout dans les communes.
Cette résolution est un recul devant la C.V.P. et soutient les membres du Gouvernement
devant l’opposition dans la même mesure que les membres S.P.S. du Gouvernement
perdirent aux yeux de leur opposition. Nos hommes de confiance au sein de
la S.P.S. nous informent d’une très vive activité des jeunes socialistes dont le but
est une politique sans compromis. A présent, cette opposition est encore hostile à la
K.P., mais, comme les intérêts de la jeunesse sont très négligés, nos hommes de
confiance parviendront également à s’y infiltrer. Pour l’instant, on ne trouve de
l’opposition que dans la personne d’un ancien membre de notre parti qui fit partie
du mouvement de la jeunesse.
La K.P. se trouvait dans la plus mauvaise situation, parce que tous les partis étaient
d’accord pour lutter contre elle. Les moyens employés dans toutes les campagnes
électorales: la calomnie, les intrigues contre la Russie, l’accusation d’hostilité à la
religion et de dictature, étaient cette fois encore les sujets principaux de l’attaque
des partis et de leur presse. L’ancien membre de la K.P. et député au Landtag,
Hoppe, inaugura une campagne de réunions avec le Président Hoffmann et le
Ministre Kim. Tous les trois parlèrent des victimes de guerre, survivants et
prisonniers de guerre. Ces réunions étaient bien propres à influencer les élections,
car, outre quelques indications statistiques, on y faisait surtout de la propagande
contre la Russie et le parti communiste.
Trois jours avant les élections, Hoppe publia, par l’intermédiaire de la S.P.S., une
brochure qui contient des déclarations de prisonniers de guerre sarrois au sujet de
la Russie. Dans la préface, Hoppe attaqua le parti communiste. A quelques attaques
d’orateurs de la S.P.S., Nickolay répondit par une demande ouverte au président de
la S.P.S., Kim. La S.P.S. répondit dans un numéro spécial à cette attaque et déclara
que les documents étaient falsifiés. Dans les milieux subalternes de la S.P.S. on prit
ces publications très au sérieux et les discussions avaient un effet très défavorable
pour Kirn. Nos groupes stimulent cette indignation en faisant remarquer que,
jusqu’à ce jour, Kim n’a pas encore porté plainte contre Nickolay pour diffamation,
alors qu’il avait déclaré que les documents étaient falsifiés.
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