Nr. 47
Französische Saarpolitik und
bundesdeutsche Europapolitik Mitte 1951
Der Vertreter des französischen Hochkommissars in Deutschland, Armand Bérard,
berichtet am 10. August 1951 von seinen Gesprächen mit dem Leiter der Politischen
Abteilung des Auswärtigen Amtes, Herbert Blankenhorn, über die Saarfrage.
Er ist sehr skeptisch gegenüber Adenauers Konzept, die europäische Integration
durch eine zentrale Institution voranzubringen, welche nicht den Europarat, sondern
die Versammlung der Montan-Union als Ausgangspunkt nehmen, damit auch
als Rahmen für eine Lösung der Saarfrage durch eine Europäisierung dienen
sowie das Gesamtkonzept mit dem Pleven-Plan für eine Europäische Verteidigungsgemeinschaft
verbinden solle. Er vermutet deutsche Rückgliederungsziele.
Aus seiner Sicht bietet die bundesdeutsche Position dennoch eine Reihe von
Anknüpfungspunkten für die Erarbeitung einer endgültigen Regelung der
Saar frage,29
Telegramm des Vertreters des französischen Hochkommissars in Deutschland
Armand Bérard an den französischen Außenminister Robert Schuman,
priorité et réservé-secret.
10.8.1951
Archives du Ministère des Affaires Etrangères, Europe (1944-1960), Sarre 248.
L’objet du présent télégramme est de confirmer et de préciser la communication
que j’ai faite le 7 Août au Directeur Politique du Département et au directeur du
Cabinet de Votre Excellence.
Dans deux conversations que j’ai eues, les 3 et 6 Août, avec M. Blankcnhom,
celui-ci, qui venait de passer quelques jours au Burgenstock auprès du Chancelier,
a abordé la question sarroise.
M. Adenauer, m’a-t-il dit, était préoccupé d’écarter les obstacles qui pourraient
entraver la réalisation du plan Schuman et du Plan Pleven derrière lesquels
l’opposition nationaliste ou sociale-démocrate chercherait à se retrancher. Il
s’agissait du jugement et de la détention des criminels de guerre. Il s’agissait plus
encore du problème de la Sarre. Le Chancelier cherchait une solution à cette
dernière question dans le sens d’une européanisation du territoire. J’ai indiqué que
24 Zum Zusammenhang siehe Miard-Delacroix, Question nationale allemande, S. 141 ff.,
184 ff.
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