des œuvres centrales diocésaines sans aucune difficulté, c’est-à-dire: aux frais de
l’administration épiscopale, aux traitements pour l’Evêque et les chanoines du
Chapitre, aux frais du Grand Séminaire, etc... Il n’y a aucune difficulté en ce qui
concerne le recrutement sacerdotal, étant donné le fait qu’une partie très
considérable du clergé de Treves et de Spire est d’origine sarroise.
[...]
VI. - Conclusion.
1) Seules l’autonomie politique parfaite de la Sarre et son union économique et
culturelle avec la France serviront la paix européenne, la sécurité française, le
bien-être sarrois, l’intégration de l’Allemagne dans une Confédération à l’O.N.U.
2) L’autonomie de l’Etat sarrois autonome avec la France ne sera durable qu’avec
l’aide de l’Eglise catholique du Territoire de la Sarre.
3) Cette politique réclame la fondation immédiate d’une Administration
apostolique et ensuite d’un Evêché de Sarrebruck soumis directement au Saint-Siège.
L’Administrateur apostolique doit être muni de tous les droits d’une Evêque
diocésain résident et investi de la qualité d’un Evêque titulaire.
4) L’Evêché de Sarrebruck doit avoir un Chapitre, un Grand Séminaire avec
Faculté de Théologie. Toutes ses organisations et associations catholiques doivent
être entièrement séparées des associations analogues de l’Allemagne. Elles seront
réunies dans une Action catholique de la Sarre, selon les directives papales.
5) Il faut épurer le clergé sarrois des éléments nationalistes et procéder à l’exil des
récalcitrants.
6) Le futur Evêque ne doit être ni diocésain de Trêves ni de Spire, pas Français non
plus, mais d’origine rhénane. Il faut qu’il fasse preuve d’une neutralité qui tienne
compte des réalités actuelles et futures de la Sarre: c’est-à-dire l’entente francosarroise
sur les plans politique, économique et culturel.
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