Nr. 26
Militärregierung und Gewerkschaften
Gouverneur Gilbert Grandval nimmt gegen die Zulassung christlicher Gewerkschaften
Stellung, weil er davon eine Politisierung der Gewerkschaftsbewegung
erwartet; diese solle sich vielmehr der Erziehung der Arbeiterklasse widmen. Da
die sich häufenden Zwischenfälle auf die starke Stellung der Kommunisten in der
Einheitsgewerkschaft zurückgingen, sei das Problem zu lösen, indem man versuche,
Oskar Müller, den Vorsitzenden des IV Bergbau, zu stürzen. Die verschiedenen
in diesem Kapitel publizierten Dokumente der französischen Regierung und
Verwaltung spiegeln exemplarisch die auch in anderen Fragen oft tiefgreifenden
internen Divergenzen der Besatzungsmacht wider.
Vermerk für den Generalsekretär des Generalkommissariats für die
deutschen und österreichischen Angelegenheiten Alain Savary
zu den Gewerkschaften im Saarland.
19.3.1947
Nachlass Grandval, Dossier 8.
Par ordonnance № 6 en date du 10.9.45, le Commandant en Chef Français en
Allemagne a rétabli le droit syndical dans la Zone Française d’Occupation.
Dés le mois d’octobre 1945, des militants syndicalistes sarrois se réunissaient afin
d’étudier les conditions dans lesquelles les organisations syndicales en Sarre
pouvaient se reconstituer.
La question principale était de savoir si les syndicats seraient reconstitués en Sarre
sur la base de l’unité ou si des syndicats de tendances politiques seraient crées. La
grande majorité des militants se prononça pour la constitution du syndicat unique.
Une minorité réclamant avec vigueur l’autorisation de créer des syndicats chrétiens.
Après de multiples tractations et à la suite de l’intervention d’une délégation de la
Fédération Syndicale mondiale présidée par M. Jouhaux, Secrétaire Général de la
C.G.T.,9 il fut décidé à l’unanimité de constituer des syndicats uniques sur la base
paritaire, c’est à dire avec représentation de chaque tendance dans les organes directeurs
des syndicats.
Constitués sur la base d’une unité complète, les syndicats sarrois se sont rapidement
développés. Il y a aujourd’hui 12 syndicats d’industrie, groupant actuellement
100.000 adhérents, dont 11.000 dans la formation de la jeunesse, 3 autres syndicats
sont en voie de formation.
9 Confédération Générale du Travail.
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