Nr. 12a: Protokoll einer Besprechung vom 23.9.1946
zwischen dem französischen Außenminister Georges Bidault
und dem amerikanischen Außenminister James F. Byrnes, très secret.
24.9.1946
Archives du Ministère des Affaires Étrangères, Europe (1944-1960), Sarre 17.35
M. Bymes rappelle à M. Bidault l’intérêt qui s’attache à l’accélération des travaux
de la Conférence. Le Conseil des Quatre doit en délibérer demain. Il est souhaitable
que l’on se mette rapidement d’accord sur les procédures indispensables pour nous
permettre de nous trouver le 23 octobre à New York.
M. Bidault est prêt à appuyer toute proposition qui aurait cet effet et souhaite que la
discussion au Conseil des Ministres des Affaires Etrangères soit aussi brève que
possible.
La question de la Sarre est ensuite abordée.
M. Bidault: Il est nécessaire que certaines mesures soient prises rapidement en
Sarre. Cela est nécessaire si l’on considère l’état d’esprit actuel des Allemands.
Cela est nécessaire aussi au point de vue des Français. Si, sur ce problème allemand,
la France se révèle incapable de réaliser aucun de ses projets, il en résultera
un état d'insécurité dont sauront s’emparer sur le plan intérieur divers éléments à
des fins électorales.
M. Bymes: Si vous parlez des communistes, je vous ferai remarquer que ce sont
leurs amis russes qui s’opposent à l’intégration de la Sarre dans la sphère économique
française.
M. Bidault: Sur le plan intérieur, les communistes sont favorables à cette solution
et je ne pense pas avoir de difficultés avec eux. Mais je le répète, si les résultats
obtenus par mon Gouvernement en matière de politique étrangère sont nuis,
j’aurais à faire face à des difficultés intérieures considérables. J’attire votre attention
sur le caractère hautement confidentiel de notre conversation. Je voudrais
ajouter qu’une solution rapide de la question sarroise pourra améliorer le climat
dans lequel nous aurons à discuter ultérieurement de vos propres propositions en ce
qui concerne les relations interzones en Allemagne.
Mais il faut que la question de la Sarre soit d’abord réglée. Je compte en parler à
M. Bevin comme à vous-même, puisque vos deux Gouvernement se sont déclarés
favorables au projet français à cet égard. Le moment venu, j’aviserai M. Molotov
qui, lui, semble avoir un avis contraire.
M. Bymes: Pour ma part, je serais prêt à vous aider, mais que pense M. Molotov?
35 Bereits publiziert in: DDF 1946, Bd. 2, Nr. 166, S. 423-426. Amerikanisches Gesprächsprotokoll
publiziert in: FRUS 1946, Vol. 5, Part 2, S. 607-610.
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