l’égide de la France, à cet ensemble occidental auquel appartiennent en outre la
Belgique, le Luxembourg, ta Hollande et, si elle le désire, la Grande Bretagne. Le
moment venu, le territoire rhénan doit être prolongé au Nord jusqu’à Cologne
inclusivement. Il y aura lieu aussi de voir alors quel sera le rôle de la Belgique et de
la Hollande dans une partie de la rive gauche du Rhin.
3. La France n’annexera pas ces états [sic]. Il doit en aller autrement pour le
territoire de la Sarre, qui, une fois la Prusse disparue, n’a aucun lien naturel avec
l’Allemagne, et trouve au contraire en France ses débouchés et ses sources de ravitaillement.
La ville de Kehl, qui n’est qu’un faubourg de Strasbourg, et dont le port n’est
qu’une annexe du port de Strasbourg, doit également aller à la France. Elle est au
surplus actuellement vidée de ses habitants.
4. Le problème de la Ruhr est d’une nature entièrement différente. La Ruhr n’est
pas une unité politique; elle est peuplée d’hommes venus de tous les coins de
l’Allemagne et même de l’étranger (Polonais). La Ruhr, c’est du charbon et ce sont
des mines. Elle doit travailler pour toute l’Europe occidentale et centrale. C’est
dans ce sens qu’elle doit être organisée. Il faut y établir un régime international, où
tous les Etats intéressés seront appelés à collaborer, soit dès maintenant, soit
lorsque ce sera possible, EU.R.S.S., plus tard l’Italie, la Suisse, les Etats allemands
riverains du Rhin.
Le Général de Gaulle écarte complètement l’idée de constituer un état [sic]
rhéno-westphalien, qui serait une sorte de nouvelle Belgique. Ce serait la négation
du retour aux anciennes entités politiques allemandes. Ce serait substituer sur le
Rhin l’influence britannique à l’influence française. Enfin, cela signifierait pour le
surplus du territoire allemand le retour à l’unité, et entraînerait un jour ou l’autre la
réunion de l’état [sic] allemand et de l’état [sic] rhéno-westphalien.
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