D’autre part, si des milieux économiques sont susceptibles de s’accommoder d'une
situation qui n’est pas entièrement nouvelle pour eux, l’expérience prouve qu’il ne
faut pas faire trop confiance à des éléments dont l’intérêt est le moteur principal.
C’est, en réalité, sur la masse des travailleurs, plus accessible à tout ce que
représente notre idéal de liberté, que nous devrons nous appuyer.
IV. La question économique
Le charbon sarrois est au premier plan de nos préoccupations. La Mission des
Mines, qui se trouve actuellement sur place et exerce un contrôle technique, a
besoin de l’appui du Gouvernement Militaire pour résoudre un problème dont le
cadre est singulièrement large puisqu’il pose des questions d’effectifs, d’alimentation
des ouvriers et de transport tant pour le déplacement du personnel se rendant
aux lieux de travail, que pour les expéditions de charbon.
L’attention du Gouvernement Militaire se portera, en second lieu, sur les branches
d’industries nécessaires à la reconstruction: céramique et verrerie, industries du
bois.
La sidérurgie, pourtant si importante puisqu’elle fait vivre normalement 25 % de la
population, passera provisoirement à l’arrière-plan, car elle absorberait un charbon
et un coke dont notre pays ne saurait être actuellement privé.
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