L’ordre du jour appelle l’examen des questions suivantes:
1°) - Directives pour notre action en Allemagne.
(Note du Secrétaire Général du Comité - Document n° l)10
2°) - Directives pour notre action en Autriche
(Note du Secrétaire Général du Comité - Document n° 2)n
3°) - Note sur le problème allemand
(Document n° 3)12
M. le Général De Gaulle donne la parole à M. le Ministre des Affaires Etrangères
qui fait un exposé détaillé des directives pour notre action en Allemagne et en
Autriche.
M. le Général De Gaulle ajoute les précisions suivantes:
I - Allemagne
II faut distinguer la politique allemande en général et notre attitude dans la zone qui
nous est attribuée.
A. En ce qui concerne le premier point, de nombreuses inconnues subsistent, mais
nous pouvons dégager certaines idées directives qui guideront notre action, quelle
que doive être la situation future de l’Allemagne:
1 - La France ne doit pas vouloir que le Reich allemand unifié reparaisse sous aucune
forme, et qu’il se reconstitue un jour autour de la Prusse, de la Bavière ou
d’une Rhénanie.
2 - Nous devons éviter que l’Allemagne soit annexée par une puissance quelconque.
3 - Nous avons un intérêt vital à tirer de l’Allemagne le plus de réparations possible,
sous forme notamment de charbon et de main-d’œuvre.
4-11 est indispensable que la France, pour garantir sa sécurité, se maintienne sur le
Rhin.
Aucune des quatre conditions posées ci-dessus n’est irréalisable dans le cadre des
accords de contrôle quadripartites qui ont été conclus avec nos alliés. Nous devons
favoriser le fonctionnement de ce système, de manière que, si une difficulté se
produit, elle ne puisse pas nous être reprochée.
En cas d’échec du système à quatre, nous pourrons essayer de nous rebattre sur un
système de coopération à trois. Mais il est à craindre que celui-ci, par suite d’un
départ des Américains à plus ou moins brève échéance, ne devienne un système à
deux, qui sera peut-être aléatoire.
10 Hier abgedruckt als Quelle Nr. 3b.
1 ! Hier nicht mit abgedruckt.
12 Hier abgedruckt als Quelle Nr. 3c.
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