Full text : Das Saarland zwischen Frankreich, Deutschland und Europa

4o  -  Une  organisation  judiciaire  indépendante  couronnée  par  une  Cour  Suprême
connaissant  de  l’appel  et  de  la  cassation.
5°  -  La  représentation  par  la  France  des  intérêts  sarrois  à  l’étranger.
6°  -  L’attribution  à  un  service  spécial  du  Haut-Commissariat  des  questions  relatives
  à  la  colonie  française  en  Sarre.
Le  Consulat  de  France  à  Sarrebruck  ne  pourrait,  en  effet,  subsister  dans  un  pays
dont  l’association  à  la  France  serait  étroite  et  destinée  à  être  sans  cesse  renforcée.
D’autre  part,  l’erreur  qui  a  consisté  à  laisser  la  Sarre  dépendre  du  Consulat  de
France  à  Mayence  pendant  le  régime  international  ne  devrait  pas  être  renouvelée.
7°  -  L’expulsion  sur  l’Allemagne  de  tous  les  éléments  indésirables,  l’expropriation
au  profit  de  l’administration  sarroise  de  leurs  biens  immobiliers  et  de  leurs  participations
  dans  des  entreprises  sarroises  devant  être  indemnisée  par  l’Allemagne.
C  -  Au  point  de  vue  culturel,  par:
Io  -  Une  école  primaire  bilingue,  des  lycées  français  dans  les  principales  villes  et
le  rattachement  universitaire  à  la  Faculté  la  plus  voisine,  celle  de  Strasbourg.
2°  -  La  création  d’un  clergé  sarrois  indépendant,  ayant  à  la  tête  un  évêque  et
jouissant  d’un  régime  de  concordat.
Les  Eglises  protestantes  seraient,  de  leur  côté,  rattachées  aux  Eglises  correspondantes
  d’Alsace-Lorraine.
D  -  Au  point  de  vue  démographique,  par:
Io  -  L’introduction  en  Sarre  d’éléments  français:  fonctionnaires  et  employés  administratifs,
  techniciens  et  travailleurs  industriels,  commerçants.  L’éloignement  des
Allemands  indésirables  facilitera  les  choses  à  cet  égard.
2°  -  Des  échanges  continus,  et  autant  que  possible  définitifs,  de  familles  ouvrières,
des  mineurs  ou  des  métallurgistes  sarrois  étant,  par  exemple,  répartis  dans  nos
mines  et  usines  du  Centre  et  remplacés  par  des  mineurs  et  métallurgistes  français.
Des  indemnités  spéciales  encourageraient  ce  mouvement  qui  resterait  d’ailleurs
purement  volontaire.
Les  indications  qui  précèdent  n’ont,  bien  entendu,  pour  objet  que  de  fixer,  dans  ses
lignes  les  plus  générales,  le  futur  statut  sarrois.  Si  celui-ci  peut,  sur  certains  points,
rappeler  le  régime  international,  il  en  diffère,  en  réalité,  dans  sa  conception  fondamentale.
  L’idée  française  n’avait  alors  aucun  défenseur,  aucun  propagateur.  Le
représentant  de  la  France  à  la  Commission  de  Gouvernement  se  considérait,  et  à
juste  titre,  non  comme  un  fonctionnaire  français,  mais  comme  un  agent  de  la
Société  des  Nations,  le  Consulat  de  France  dont  dépendait  la  Sarre  avait  son  siège  à
Mayence  et  était  pratiquement  impuissant,  les  Français  qui  occupaient  des
fonctions  publiques  devaient  eux  aussi  se  considérer  comme  des  fonctionnaires  de
l’institution  de  Genève  et,  eussent-ils  même  nourri  le  dessein  de  lutter  pour  l’idée
française,  le  milieu  hétéroclite  dans  lequel  leur  action  se  fut  exercée  eut  annihilé
leurs  efforts,  les  entreprises  françaises  enfin  étaient  surtout  absorbées  par  des  buts
lucratifs.  Seules,  les  Mines  Domaniales,  grâce  à  leurs  écoles  françaises  et  à  leur

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