ment, lança à son interlocuteur: ,Kartoffeln hin, Kartoffeln her, am End
vum Jahr heescht’s doch wieder pommes de terre‘.“52
Die Voraussage erwies sich glücklicherweise im Prinzip als korrekt. Weniger
begrüßenswert waren die sprachlichen Folgen, die die „Libération“ zeitigte.
1945 wurde Deutsch als Grundschulfach verboten und erst 1976 wieder auf
freiwilliger Basis erlaubt. Schon in der Schule deutsch zu sprechen, war streng
untersagt, wobei Diskriminierungen und Denunziationen gängige Erziehungsmethoden
waren. Die Eltern wurden angehalten, sich mit ihren Kindern nur
französisch zu unterhalten. In zweisprachigen Zeitungen müssen die Sparten
„Jugend“, „Sport“ und „Kultur“ auf französisch erscheinen, usw.
Solche Repressionsmaßnahmen waren für die zeitgenössischen Schriftsteller
zunächst kein Thema. Zu tief saß der Schock, den die deutsche Besatzung ausgelöst
hatte. Erst mit dem Abstand von Jahrzehnten nahmen elsässische und
lothringische Autoren literarisch wahr, was damals in Gang gesetzt wurde, und
die Besinnung hält bis heute an. Ins Kreuzfeuer kritischer Reflexion geraten
Dressurmaßnahmen wie z.B. der berüchtigte Knopf.53 Den mußten Schüler,
welche beim Sprechen von Deutsch oder Mundart ertappt wurden, solange auf
dem Kopf tragen, bis sich ein neuer ,Sünder1 gefunden hatte, wozu man natürlich
auch ganz persönlich beitragen konnte. Roger Bichelberger erinnert sich:
„Pensez donc: né en patois de chez nous, j’ai voyagé dans les Charentes
avant que de savoir parler. Là-bas, on causait français jusqu’à ce
qu’arrivent les soldats de M. Adolf H. qui, eux, ordonnaient en allemand.
Ensuite, il y a eu le prisonnier du voisin qui baragouinait une langue pas
du tout de chez nous, avant l’arrivée de ces mâcheurs de chewing-gum qui
ne comprenaient que l’accordéon. Que serais-je devenu sans mon patois?
A l’école, ils ont tout de suite cherché à m’en expulser comme d’une
demeure ancestrale. Sous la forme d’une traîtresse de bille, ils m’ont
envoyé l’huissier qu’on adresse au pauvre mauvais payeur. Je payais en
patois, moi, mais ils prétendaient que ma monnaie n’avait plus cours.
Pour mieux vous piéger, ils utilisaient la délation, voire la provocation.
Celui qui l’avait dans la poche (et à qui elle avait déjà coûté quatre points
la veille - des points du tableau d’honneur, ne vous déplaise) vous abordait
en familier et vous lui répondiez de confiance (en patois, bien sûr) et hop!
ils vous fourguait la bille, que vous la vouliez ou non. Les plus violents lui
envoyaient leur poing dans la gueule (pour cause de traîtrise), mais le nez
épaté du traître les trahissait encore et, au lieu des quatre points fatidiques,
ils en perdaient huit, et gagnaient une retenue ou une punition, en prime.
On avait donc tout intérêt à jouer le jeu de Ganelon (quelle éducation,
nationale de surcroît!) et à piéger à son tour son meilleur copain.“54
52 Heiser: Lorraine, S. 259; vgl. Fizaine: Patrie, S. 231 f.
53 Vgl. unten, Anm. 58.
54 Bichelberger: Les Années, S. 150 f.
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