Full text : Sprachenpolitik in Grenzregionen

päischen  System  in  sich  barg,  hatten  jüngste  Kriege  auf  italienischem  und  deutschem
  Boden  offenbart;  Adolphe  Thiers,  später  der  Erbe  Napoleons,  hatte  diesen
  1866  in  einer  großen  Rede  wegen  seiner  Nationalitätenpolitik  heftig  kritisiert.37
  Der  französische  Historiker  Fustel  de  Coulanges  wird  während  des
Krieges  feststellen,  daß  diese  „théorie  des  races  est  contraire  à  tout  l’état  actuel
de  l’Europe.  Si  elle  venait  à  prévaloir,  le  monde  entier  serait  à  refaire.“38  Der
deutsche  Nationalökonom  Adolph  Wagner  wird  die  Möglichkeit  solcher  Umgestaltung
  in  einer  vielgelesenen  Programmschrift  während  des  Krieges  auch
gegenüber  der  Schweiz  und  den  Niederlanden  andeuten.39  Der  Historiker  des
Deutsch-Französischen  Krieges,  Albert  Sorel,  wird  dagegen  1875,  in  offensichtlicher
  Replik  auf  Böckh,  eine  melancholische  und  nüchterne  Feststellung
treffen:40
„Le  système  des  nationalités  a  déjà  provoqué  et  provoquera  plus  de  guerres
que  ne  l’ont  fait  autrefois  les  querelles  religieuses  et  que  ne  le  font  de  nos
jours  les  ambitions  des  rois.  Les  convoitises  des  nations  sont  plus  âpres,
leurs  triomphes  sont  plus  hautains,  leurs  mépris  sont  plus  insultants  que
ceux  des  princes;  ils  soulèvent  aussi  des  ressentiments  plus  amers  et  plus
durables.  L’homme  n’est  plus  atteint  dans  un  principe  abstrait,  l’Etat  ou  la
royauté,  il  est  atteint  dans  son  sang  et  dans  sa  race:  les  passions  qui
n’agitaient  autrefois  que  quelques  individus  gagnent  la  masse  du  peuple,  et
elles  deviennent  d’autant  plus  terribles  que  les  esprits  dont  elles  s’emparent
sont  plus  bornés.  Si  le  système  des  nationalités,  si  l’extension  excessive  de
la  démocratie  sont  un  progrès,  ce  progrès  s’accomplit  comme  les  autres,
par  flux  et  reflux,  et  les  avantages  qu’il  paraît  apporter  se  payent  par  des
souffrances  équivalentes.“
37  Vgl.  Haller  (Anm.  1),  S.  136f.  Insbesondere  warnte  Thiers  vor  dem  kommenden,  durch
die  Nationalitätenpolitik  Napoleons  gestützten  ,Deutschen  Reich4.  An  ihn  schließt  sich
polemisch  an  der  vielgelesene  Prévost-Paradol,  Lucien  Anatole:  La  France  nouvelle,  Paris
1868,  131884,  S.  377ff:  „Le  principe  des  nationalités,  si  longtemps  encouragé  et  flatté  par
nous,  continuerait  ...  à  troubler  encore  longtemps  le  monde;  le  mouvement  de  l’unité
allemande,  excité  par  la  défaite  même,  reprendrait  plus  tard  son  cours  Er  empfiehlt  den
Krieg  und  im  Falle  eines  Sieges  gegen  Preußen,  sich  nur  auf  das  Recht  des  Siegers  und
das  Prinzip  des  europäischen  Gleichgewichts  zu  berufen.  Eine  Niederlage  freilich  wäre  „le
tombeau  de  la  grandeur  française  ...  Il  est  même  possible  qu’on  ne  nous  enlève  pas  dès
lors  l’Alsace  et  la  Lorraine“.  Auch  Stimmen  aus  Lothringen  befürchten  schon  1866  die
Rückforderung  von  Elsaß  und  Lothringen  durch  ein  kommendes  ,Reich’.  Vgl.
Contamine,  Henry:  Metz  et  la  Moselle  de  1814  à  1870,  2  Bde.,  Nancy  1931-32,  hier  Bd.
1,S.  474f.
38  Fustel  de  Coulanges,  Numa  Denis:  L’Alsace  est-elle  allemande  ou  française?  Réponse  à
M.  Mommsen,  Paris  1870,  neu  in:  Questions  contemporaines,  Paris  1916,  S.  89-102,
hier  S.  95.
39  Wagner,  Adolph:  Elsaß  und  Lothringen,  Leipzig  (Verlag  Duncker  und  Humboldt)  1870,
S.  86f.
40  Sorel,  Albert:  Histoire  diplomatique  de  la  Guerre  Franco-Allemande,  2  Bde.,  Paris  1875,
hier  Bd.  2,  S.  368f.

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