Full text: Stadtentwicklung im deutsch-französisch-luxemburgischen Grenzraum

XIXe siècle en Alsace.18 Rappelons à ce propos que les normes alsaciennes sont 
supérieures dans ce domaine à celles de la France, à la même époque. 
Soulignons aussi le souci du programme de doter la cité-jardin, dans la tradition 
régionale et continentale, d’un réseau convenable de services résidentiels communau¬ 
taires et d’équipements d’utilité publique.19 
Pour résumer ce sous-chapitre sur le programme, nous pouvons constater d’après les 
textes que nous connaissons actuellement, qu’il ne contient pas des intentions et des 
précisions doctrinales, ni sur la coopération ni sur le mouvement des cités-jardins. Par 
contre, dans ce programme à caractère technique et fonctionnel, nous avons les 
éléments fondamentaux de la formule cité-jardin préconisés par les Anglais et la 
Deutsche Gartenstadtgesellschaft: recherche de nouvelles formes de lotissement 
urbain pour combattre la spéculation foncière; transfert de la propriété du sol urbain 
à une association d’utilité publique; diminution de la densité urbaine par la construc¬ 
tion de maisons à faible hauteur; identification et autonomie de la cité-jardin par 
rapport à son environnement; une hiérarchie de voies propre; un dessin architectural 
propre; cité centrée sur les espaces sociaux résidentiels et les équipements d’utilité 
publique; groupement spécifique de maisons unifamiliales pour créer de nouvelles 
solidarités de voisinage tout en gardant une autonomie de la famille; maisons de 
qualité à bon marché pour aider les familles peu fortunées. 
Le concours: les projets primés et achetés 
Les assemblées générales du 27 et du 29 avril et celle du 3 mai 1909 de la Coopé¬ 
rative décident de la création d’une cité-jardin. Rapidement un concours est lancé, 
mais qui est ouvert seulement aux architectes exerçant en Alsace-Lorraine. La compo¬ 
sition du jury du concours s’inscrivait dans la tradition locale du pouvoir municipal: 
quatre membres sur sept représentaient la municipalité, à savoir un Adjoint au Maire 
Hugo Dominicus, président du jury; l’architecte de l’Oeuvre Notre-Dame et celui de 
la Cathédrale Johann Knauth (1864-1924), un proche du Maire Schwander, qui 
devient dès 1909 un acteur important de la réalisation du faubourg-jardin de Stock- 
feld; l’inspecteur de la police du bâtiment et le médecin de la Ville. Les autres 
membres étaient les suivants: le délégué de l’administration supérieure, un professeur 
d’Université et un entrepreneur. La position du président du jury, Hugo Dominicus, 
un Vieil-Allemand influent du conseil municipal, est importante au sein du jury 
puisqu’il est membre également, depuis 1901, du Comité directeur de la Coopérative. 
Sur les 24 projets présentés, sept ont été retenus par le jury: quatre ont été primés et 
18 Stéphane Jonas, La Cité de Mulhouse, 1853, in: Roberta Martinelli et Lucia Nuti, Le Città 
di fondazione, Marsilio Editori, Venezia 1978, pp. 211-231; La fondation des villages ouvriers 
des Mines de Potasse d’Alsace 1908-1930: une solution particulière de la relation ville- 
campagne, in: Revue des Sciences Sociales de la France de l’Est, Strasbourg 1978. 
19 Stéphane Jonas, Jean-Paul Treiber, Nouvelles institutions sociales et nouvelles formes 
urbaines du Strasbourg 1900: le cas de la Société Coopérative de Logements Populaires de 
Strasbourg, in: Cahiers de l’Institut d’Urbanisme, No 1, Strasbourg 1979, pp. 116-134. 
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