Full text: Die alte Diözese Metz

Conclusion 
L'histoire des assises territoriales de l’évêché de Metz se déroule donc en trois 
phases, qui correspondent aussi aux étapes de l’histoire de l’espace lorrains. La pre¬ 
mière phase correspond à l'histoire de l’Austrasie et du royaume franc, dans lequel 
Metz avait une place d’honneur et grâce auquel la cité s’est forgé un patrimoine éten¬ 
du et largement distribué hors du diocèse. La seconde phase correspond à l’histoire 
de la Lotharingie et au rayonnement impérial. L’évêque est devenu maître de sa ville, 
il a perdu des terres lointaines mais a renforcé ses positions locales, jusqu’à devenir 
seigneur de la quasi totalité du diocèse, avec en plus de solides appuis extérieurs. 
L’évêque est alors plus puissant que les laïques aux Xe et XIe siècles. La troisième 
phase qui dure deux siècles comme les précédentes, correspond à celle de la féodalité 
triomphante et déclinante des XIIe et XIIIe siècles. Prince comme les autres, 
l’évêque donne des fiefs, mais il n’en reçoit pas. Sa fonction ecclésiastique l'accapare. 
Il doit faire face aux revendications des bourgeois dans sa cité. D'un patrimoine lor¬ 
rain riche hérité de ses prédécesseurs, il voit se détacher un à un les fiefs et doit se 
contenter de sauvegarder ce qu'il administre directement ou avec l’aide d'agents bien 
contrôlés. Un point commun se maintient sans faille tout au long de ces six siècles 
d’histoire de ce patrimoine, c’est l’apport décisif que représente la richesse de la ville 
et de la vallée, augmentée de celle des sources salées du Saulnois. La perte de la ville, 
l’affermage des biens et des salines ont fait du prince- évêque de plus en plus un clerc. 
Après 1400, quand on dit Metz, on ne pense plus évêque, mais maître-échevin. Cela 
ne signifie pas que l’évêque de Metz a tout perdu et que sa puissance morale et poli¬ 
tique est anéantie, cela veut dire seulement qu’elle a perdu ses points forts et qu’elle 
a perdu la bataille face aux princes laïcs. 
Bibliographie: 
Gesta episcoporum Mettensium, MGH, Scriptores, X, p.534-547. 
Victor Châtelain, Le comté de Metz et la vouerie épiscopale du VIIIe au XIIIe 
siècles, Jahrbuch der Gesellschaft für lothringische Geschichte und Altertumskunde 
X (1898), p.72-119, XIII (1901), p.145-311. 
Michèle Depoux, La seigneurie épiscopale de Metz, ses variations territoriales de 
962 à 1415, Thèse de l’Ecole des Chartes, 1954. 
Robert Folz, Metz dans la monarchie franque au temps de saint Chrodegang, Saint 
Chrodegang, Metz, 1967, p.11-24. 
Paul Marichal, Le cartulaire de l’évêché de Metz, dit le «Troisième registre des 
fiefs» avec un essai de reconstitution du «Vieil registre» 1’ et du «Second registre des 
fiefs» (Mettensia IV-V), Paris, 1903-1908. 
Michel P a r i s s e, La noblesse lorraine, XIe-XI I Ie s., 2 vol., Lille, Paris, 1976. 
Jean Schneider, Bourgeois et officiers épiscopaux. La fin de l’avouerie et de la 
ministérialité épiscopale à Metz (XIIIe et XIVe siècles), Annuaire de la Société 
d’Histoire et d’Archéologie de Lorraine, 48 (1947), p.75-94. 
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