Full text: Die alte Diözese Metz

demandait dans un premier temps la suppression de la tribune ou un meilleur agence¬ 
ment des bancs. Lorsque ces modifications s'avéraient insuffisantes, on devait procé¬ 
der à la démolition de l'église. L’incapacité pécuniaire de la paroisse différait le plus 
souvent les travaux de démolition et de reconstruction. Pour pallier cette insuffisance 
la communauté avait recours à des emprunts auprès de la fabrique. Si en 1714 24 % 
des fabriques n’avaient pas de revenu23, elles se trouvaient toutes, dans cette deuxiè¬ 
me moitié du 18e s., suffisamment riches pour supporter les frais occasionnés par une 
reconstruction. 
En 1791, l'archiprêtré comptait quelques 27 000 habitants24 et sa densité humaine était 
environ de 54 habitants au km^, densité supérieure de cinq points à la densité natio¬ 
nale pour la même époque25. De 1714 à 1791 la population de l’archiprêtré de Sarre- 
bourg avait pratiquement triplé. 
La population protestante 
11 est impossible de quantifier la population protestante, les visites pastorales ne con¬ 
stituant pas de véritables mines de renseignements, 
La consultation des registres paroissiaux de la principauté de Lixheim, havre de paix 
pour ceux qui faisaient profession de foi de la religion réformée ou protestante au 17e 
siècle, mais aussi des paroisses situées à proximité d’une industrie, nous aurait livré 
d’avantages de renseignements. Les industries du verre et de la faïence du pays de 
Sarrebourg attirèrent de nombreux manœuvres. La verrerie de St. Quirin ne dut-elle 
pas sa réussite à l'arrivée d’excellents spécialistes venus des bords de la Moldau. De 
Bohême on peut retenir les noms d’Egersoffer, Raspiller, et les Schmitt citoyens Hél- 
vètes. Parmi ces nombreux étrangers talentueux se trouvaient des luthériens, des ana¬ 
baptistes mais aussi des calvinistes, ainsi que le révèlent les régistres paroissiaux des 
paroisses de Hommert et de Niderviller dans lesquels on peut trouver quelques actes 
d’abjuration. 
D’un bout à l’autre de la période étudiée, les protestants furent présents dans l’archi- 
prêtré de Sarrebourg : noyau important dans les paroisses de la principauté de Lix¬ 
heim, ils étaient plus dispersés dans les paroisses de la partie est de la circonscription, 
frontalière avec le diocèse de Strasbourg et l’archiprêtré de Bouquenom. 
Cette reprise économique et démographique se doubla d’une reprise de la vitalité 
religieuse, laquelle n’en fut pas moins freinée par les deux obstacles que constituaient 
l’ampleur de la circonscription et la diversité des langues. 
23 B our (voir note 2). 
24 C. Constantin, L’évêché du département de la Meurthe de 1791 à 1802. Du serment consti¬ 
tutione! au Concordat, Tome 1 1791 - 1794, Nancy 1935. 
25 J. Dupaquier,La population française aux 17e et 18e s., Paris 1979. 
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