Full text: Stadtentwicklung im deutsch-französisch-luxemburgischen Grenzraum

A son extrémité le Ring débouche sur les bords du canal et offre une vue sur les 
coteaux boisés de l’autre côté de la Moselle qui contrastent avec le tissu urbain que 
nous venons de quitter. Le bord du canal était et est toujours occupé par un parc 
urbain de style paysager qui profite de la proximité de l’eau. Là aussi une vue est 
offerte sur les coteaux de Moselle au niveau du Boulevard Saint-Symphorien. Dans 
ces deux cas on tira parti du génie du lieu pour créer des tableaux intéressants. 
Baurat Heidegger, dans un article de la Metzer Zeitung n° 139 en date du 18 juin 
1901, s’exprime ainsi à propos de l’actuel Boulevard Clemenceau: "Wird diese Strasse 
eine der herrlichsten Promenadenstrassen der Welt werden und auf ihrem Lauf von 
der Mittelbrücke bis zum Botanischen Garten eine fortdauernde Reihe der herrlich¬ 
sten, wechselreichsten Landschaftsbilder zeigen wie selten eine Stadt solche wird 
aufweisen können". 
Les rues du quartier de villas situées au bord du canal se différencient nettement de 
l’avenue urbaine qui limite ce quartier. L’avenue en question est celle de Nancy. Elle 
est bordée d’immeubles de rapport mitoyens de cinq niveaux (111. 4). Des plantations 
d’alignement soulignent son caractère d’avenue. Elle mesure 25 mètres de largeur. 
L’introduction de petits commerces, la largeur des trottoirs qui permet actuellement 
l’installation de marchés, contribuent à diversifier cet espace. On doit noter que la 
diversification architecturale est favorisée réglementairement. Par exemple, les 
dépassements de hauteur autorisés aux carrefours induisent leur marquage. La tolé¬ 
rance de légers dépassements sur l’alignement par des petits éléments architecturaux 
tels que les balcons et oriels permet la diversification des façades. 
Les rues du quartier d’habitations individuelles adjacent présentent des maisons de 
trois niveaux; la largeur des rues est de 10 mètres (11!. 5). Dans ce quartier l’unité de 
l’ensemble est générée par le mode d’occupation du sol fixé réglementairement (co¬ 
efficient d’utilisation du sol - hauteur maximum - nombre d’étages). Ce quartier était 
réservé à l’origine exclusivement à l’habitat individuel sous forme discontinue ou con¬ 
tinue dans une limite de 50 mètres, avec l’obligation d’un jardin devant la maison. La 
diversité des rues de ce quartier provient de la variation des masses constructives à 
l’intérieur d’une fourchette prescrite, elle relève aussi du traitement particulier de cha¬ 
que maison et de son jardin. Cette variété s’inscrit dans un registre formel identifiable 
par une population venue d’Allemagne de fraîche date. 
D’autres séquences d’espaces comme ceux conduisant de la Place de la Gare à l’ac¬ 
tuelle Place Mondon témoignent de l’habileté et des savoir-faire dont font preuve les 
urbanistes de cette époque.10 Parmi ceux-ci il importe de souligner ceux qui ont trait 
à la clôture visuelle de l’espace et aux transitions d’un espace à un autre (111. 6-7). Les 
deux sont liés. La première condition pour qu’un espace soit lisible relève de la con¬ 
stitution de ses limites matérielles, donc d’une clôture visuelle afin que le regard ne 
s’échappe pas. Les moyens sont divers: clôture frontale comme le démontre une 
perspective du quartier de villas ou courbure de la voie commme c’est le cas pour le 
10 Voir à ce sujet: Dominique Laburte, Jean-Jaques Cartai, Paul Maurand, Les villes pittores¬ 
ques. Etude sur l’architecture et l’urbanisme de la ville allemande de Metz entre 1870 et 1918, 
Villers-les-Nancy 1981. 
150
	        

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.